Le besoin en liquidité des banques recule au troisième trimestre 2026
Image d'illustration © DR
A
A
A
A
Cette évolution s’est accompagnée d’une réduction des injections de liquidité de Bank Al Maghrib (BAM), destinées à répondre aux besoins de financement du secteur bancaire.
Un besoin de financement en baisse
Entre le deuxième et le troisième trimestre 2026, le besoin moyen de liquidité des banques a diminué de 6,8 MMDH. Ce recul signifie que les établissements bancaires ont eu besoin de moins de ressources pour équilibrer leur situation de trésorerie.
Dans ce contexte, Bank Al Maghrib a également réduit ses interventions. Le volume moyen hebdomadaire des injections de liquidité est ainsi passé de 158,7 MMDH au deuxième trimestre à 148,5 MMDH au troisième trimestre.
Ces opérations permettent à la banque centrale de mettre des fonds à la disposition des banques commerciales lorsque les ressources dont elles disposent ne suffisent pas à couvrir leurs besoins. Elles contribuent ainsi au bon fonctionnement du marché monétaire et au financement de l’économie.
Les avances à sept jours restent un levier majeur
Les interventions de Bank Al Maghrib reposent sur plusieurs instruments. Les avances à sept jours ont représenté 53,2 MMDH au troisième trimestre, contre 59,1 MMDH trois mois auparavant. Les opérations de pensions livrées, qui consistent à fournir des liquidités en échange de titres avec un engagement de rachat, ont, pour leur part, atteint 48,3 MMDH, contre 52,2 MMDH au trimestre précédent.
À l’inverse, les prêts garantis accordés dans le cadre des programmes de soutien au financement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) ont légèrement progressé, passant de 46,8 à 47,1 MMDH.
Cette évolution traduit une baisse des montants mobilisés à travers les deux premiers instruments, tandis que les financements garantis destinés aux TPME sont restés globalement stables.
Les échanges interbancaires progressent de 70,2%
En parallèle, le marché interbancaire a enregistré une hausse notable de son activité. Le volume moyen des transactions entre banques a augmenté de 70,2% par rapport au deuxième trimestre 2026, pour atteindre 3,5 MMDH.
Ces échanges permettent aux établissements bancaires de se prêter des fonds entre eux afin de gérer leurs besoins de trésorerie à court terme. Leur progression témoigne d’une intensification des transactions sur ce marché au cours du trimestre.
Le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour, qui mesure le coût moyen de ces prêts à très court terme, est toutefois resté stable. Il s’est établi à 2,25% en moyenne, un niveau aligné sur le taux directeur de Bank Al Maghrib et maintenu depuis le deuxième trimestre 2025.
Lire aussi : Le roi Mohammed VI condamne l’attaque contre une église en Jordanie
BAM maintient son taux directeur à 2,25%
Cette stabilité s’inscrit dans la continuité de la politique monétaire de Bank Al Maghrib. Lors de sa réunion du 22 septembre 2026, son Conseil a décidé de maintenir le taux directeur à 2,25%.
Ce taux constitue un repère pour le coût du crédit dans l’économie, puisqu’il influence les conditions auxquelles les banques se refinancent et accordent des prêts aux ménages et aux entreprises.
Pour justifier sa décision, BAM a mis en avant les incertitudes entourant les perspectives économiques, l’évolution modérée attendue de l’inflation à moyen terme et la consolidation anticipée de l’activité économique non agricole.
Le maintien du taux directeur vise ainsi à tenir compte de ces différents facteurs, alors que la banque centrale poursuit le suivi de la conjoncture économique et de l’évolution des prix.
La DEPF relève une progression des ventes de ciment et de la production électrique, tandis que les levées du Trésor et le besoin de liquidité bancaire reculent.
El Mehdi El Azhary - 26 octobre 2026Les aéroports marocains ont accueilli 29,3 millions de passagers à fin septembre 2026, portés par la progression du trafic international et la dynamique européenne.
Ilyasse Rhamir - 26 octobre 2026Casablanca affiche des tarifs de fret inférieurs à plusieurs ports nord-africains, mais supérieurs à ceux de certaines destinations européennes.
Aya Ait Chaib - 26 octobre 2026La Cour des comptes rappelle aux mandataires des listes candidates aux législatives de 2026 l’obligation de déclarer leurs financements et dépenses électorales sous 90 jours.
Ilyasse Rhamir - 26 octobre 2026Le PLF 2027 prévoit 400 MMDH d’investissement public, avec des projets dans les infrastructures, l’eau, l’énergie et les services sociaux pour réduire les disparités régionales.
Ilyasse Rhamir - 26 octobre 2026Les importations marocaines sous régime préférentiel ont atteint 241,3 milliards de dirhams en 2025. L’UE en concentre 68%, devant les États-Unis et la Turquie.
El Mehdi El Azhary - 26 octobre 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie - Cette augmentation devrait impacter le budget des usagers, notamment les automobilistes et les professionnels du transport.
El Mehdi El Azhary - 28 mars 2026Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026