La sardine devient un luxe pour les ménages marocains
Sardines © DR
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Les prix de la sardine connaissent une flambée inquiétante, atteignant entre 25 et 30 dirhams le kilogramme sur différents marchés. Le coût de la caisse de sardines a même grimpé jusqu’à 800 dirhams, rendant ce poisson populaire de plus en plus inaccessible aux foyers aux revenus modestes.
Cette hausse s’explique par plusieurs facteurs, notamment la baisse des captures due aux conditions climatiques défavorables, l’augmentation des dépenses liées aux sorties en mer (carburant, logistique) et l’application des périodes de repos biologique.
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Par ailleurs, la chaîne de distribution et le rôle des intermédiaires influencent aussi ces prix, sans oublier l’augmentation de la demande à l’approche du ramadan, période durant laquelle la sardine est particulièrement prisée.
Lors d’une intervention à la Chambre des représentants, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Ahmed El Bouari, a attribué cette situation aux effets du changement climatique, expliquant que la raréfaction des précipitations pousse certaines espèces marines, dont la sardine, à migrer vers d’autres zones.
Il est à noter que le Maroc demeure le premier producteur et exportateur mondial de sardines, approvisionnant plus de 60 pays, notamment en Afrique et en Europe. La qualité de la sardine marocaine, reconnue sous l’appellation « Sardina pilchardus », en fait un produit très recherché sur le marché international.
Le Maroc figure parmi les économies industrielles africaines les plus intégrées aux chaînes mondiales, mais reste davantage connecté à l’Europe qu’aux réseaux productifs africains.
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