La raréfaction de l’eau au Maroc s’accélère !
Image d'illustration © DR
A
A
A
A
Le Royaume traverse sa période de sécheresse la plus intense depuis plus de trois décennies. Le dérèglement climatique a impacté l’économie nationale et les ménages. De plus, le gaspillage et la surexploitation des ressources hydriques, ainsi que le déficit pluviométrique, pèsent lourdement sur les réserves d’eau. Ces derniers ont enregistré leurs plus bas niveaux cette année.
D’après le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, depuis le début de 2022, le déficit pluviométrique enregistré est de 47% par rapport à la moyenne annuelle. À ce jour, le volume d’eau des barrages a atteint les 3.897,4 millions de m³ (Mm³). Alors que l’année dernière, il était à 5.636,7 Mm³.
Abderrahim El Hafidi, directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), était l’invité de 2M dans l’émission « Confidences de presse ». Lors de son passage, il a survolé de nombreux sujets d’actualité liés au secteur de l’eau. Il a notamment évoqué les réalisations dans les provinces du Sud, le déficit hydrique, le coût de production de l’eau et la station de dessalement de Casablanca.
Lire aussi : Sécheresse : sévir contre les inconscients
La consommation de l’eau
Le stress hydrique actuel impacte, de près, la consommation d’eau. Abderrahim El Hafidi a ainsi expliqué : «Comme tous les pays du monde, le Maroc souffre cette année de sécheresse, et donc d’un déficit hydrique. En revanche, le pays a réalisé une avancée significative en matière d’infrastructures, avec un total de 149 barrages, en plus de 20 autres en cours de réalisation». En dépit de la crise que traverse le pays, les réserves d’eau couvrent largement les besoins des Marocains. «La capacité de production de l’ONEE s’élève à 7 Mm³ par jour, contre une consommation nationale de 3,8 Mm³/j. Aucun problème ne se pose ainsi en termes d’infrastructures. Les capacités de stockage et de production dépassent les besoins des Marocains», a souligné le DG de l’ONEE.
Toutefois, il ajoute : «97% de l’eau produite provient des eaux de surface et des eaux souterraines, contre à peine 3% du dessalement de l’eau de mer. C’est ce qui pose problème actuellement».
Stress hydrique #Maroc: Conformément aux directives Royales visant le recours aux ressources hydriques non conventionnelles, un projet d’envergure a été lancé afin de réutiliser les eaux usées pour
l’arrosage des espaces verts et des golfs de la zone Rabat-Salé-témara-Skhirat. pic.twitter.com/o7KPAODZGp— 2M.ma (@2MInteractive) October 27, 2022
Les mesures prises
Le gouvernement a mis en place certaines mesures urgentes pour faire face à la pénurie d’eau. D’après Abderrahim El Hafidi, l’exécutif a eu recours à des barrages 100% agricoles pour approvisionner le Royaume en eau potable. «À titre d’exemple, dans la région de Tanger, en attendant la fin des travaux du barrage Kharroub qui devrait alimenter la station de traitement d’El Hachef, le ministère de l’Agriculture nous a donné la possibilité de raccorder le barrage Dar Khrofa à cette station, pour approvisionner la population en eau potable», a-t-il expliqué.
Le Maroc a opté pour la réduction du débit d’eau en été comme principale mesure. «Cette année, l’été a coïncidé avec la fête du sacrifice. Cette période a également connu le retour d’un grand nombre de Marocains résidant à l’étranger (MRE), ce qui a créé une certaine pression sur la ressource. Pour gérer cette période, nous avons dû réduire les débits dans certaines régions», a dévoilé le directeur général de l’ONEE. Cette mesure a permis de baisser la consommation d’eau à la fin de l’été d’environ 10% à 15%.
Enfin, conformément aux recommandations de la Commission spéciale sur le nouveau modèle de développement, Abderrahim El Hafidi affirme que le gouvernement a initié une réflexion de fond sur la restructuration du modèle de tarification adoptée par l’ONEE. «Le coût moyen de production du m³ d’eau par l’Office s’élève à 15 DH, contre un prix payé par le consommateur variant entre 2,5 et 3 DH/m³ pour les première et seconde tranches sociales. Le coût supporté par l’État pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens est donc énorme», précise-t-il.
Malgré les mesures prises par l’exécutif, la pénurie des précipitations et le changement climatique vont continuer à aggraver la sécheresse au Maroc. La situation est critique et il est temps d’agir ensemble pour atténuer les dégâts.
#StressHydrique | Conseil 3 pour économiser l'eau
Optimisez le fonctionnement de votre lave-linge en favorisant les programmes basse température et en lançant un cycle uniquement quand la machine est pleine
➡️ Préservons tous cette ressource précieuse!#بلا_ماء_ماكاين_حياة pic.twitter.com/XYw4aeYPLh— Redal (@RedalOfficiel) November 9, 2022
Société - À Rabat, le ministère de l’Équipement et de l’Eau rend hommage aux équipes mobilisées lors des intempéries ayant frappé plusieurs régions.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Une initiative citoyenne franchit un cap légal : après plus de 300.000 signatures en ligne, une pétition pour le retour à l’heure GMT transitionne du digitale vers un cadre institutionnel.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Alerte sur une escroquerie en ligne ciblant le paiement des amendes routières. Un faux site imitant le portail officiel circule via SMS pour piéger les citoyens et récupérer leurs données personnelles et bancaires. Vigilance recommandée.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société-Dans un environnement médiatique marqué par une diffusion accrue, la protection des droits d’auteur apparaît comme un enjeu central.
Ayoub Jouadi - 3 avril 2026Société - Un centre dédié à la médecine de précision voit le jour à Rabat, intégrant génomique et bioinformatique pour améliorer le diagnostic et les traitements. Ce hub ambitionne de transformer les soins et de renforcer la recherche médicale au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Un enregistrement viral évoquant des agressions ciblées à Casablanca est formellement contesté par la police. Aucune plainte ni réseau criminel lié à des livreurs n’a été identifié. Une enquête est en cours pour retrouver les auteurs de cette désinformation.
Ilyasse Rhamir - 2 avril 2026Société - Selon les calculs astronomiques, Aïd al-Fitr 2026 pourrait tomber le samedi 21 mars au Maroc. La visibilité du croissant lunaire est prévue vendredi soir, mais la date officielle sera confirmée par le ministère des Habous.
Ilyasse Rhamir - 9 mars 2026Société - Le réseau CASA Tramway adopte des horaires spéciaux durant le mois de Ramadan.
Mouna Aghlal - 17 février 2026Société-A l’occasion du 8 mars, LeBrief rend hommage à 8 femmes que nous avons rencontrées et interviewées ces derniers mois.
Sabrina El Faiz - 8 mars 2026Société - Le Conseil supérieur des oulémas annonce la valeur de la Zakat Al Fitr pour 2026 à 25 dirhams pour l'année 1447 de l'Hégire.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.
Hajar Toufik - 8 octobre 2025Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.
Sabrina El Faiz - 12 avril 2025