La Cour des compte expose les défis économiques et sociaux au Maroc en 2023
Rabat DR
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Le Maroc fait face à des défis économiques, sociaux et environnementaux de taille. Malgré une croissance de 3,4% en 2023, après une faible performance en 2022, des tensions subsistent. Le déficit budgétaire a diminué à 4,5% du PIB, tandis que les recettes fiscales ont augmenté de 15,1%.
Toutefois, la Cour des Comptes met en garde contre les pressions sur les finances publiques et appelle à une gestion plus rigoureuse des investissements publics pour soutenir le secteur privé.
Le stress hydrique demeure un défi majeur, nécessitant 143 milliards de dirhams pour le programme national d’approvisionnement en eau potable et irrigation. Toutefois, l’efficacité des projets hydrauliques reste insuffisante, avec des déséquilibres régionaux persistants.
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En matière sociale, le gouvernement a fait des progrès avec la réforme de la protection sociale, mais des obstacles demeurent, notamment dans la lutte contre l’analphabétisme. En 2021, près de 9,2 millions de personnes étaient encore analphabètes, un taux trop élevé malgré les efforts d’investissement. Le Premier Président de la Cour des Comptes, Zineb El Adaoui, a recommandé de renforcer les programmes de lutte contre ce fléau.
Sur le plan fiscal, le gouvernement a lancé des réformes pour encourager l’investissement privé, mais l’absence d’un cadre clair pour soutenir les petites entreprises freine le potentiel de croissance. Par ailleurs, la mobilisation des ressources financières pour les grands projets d’infrastructures reste essentielle, notamment dans le cadre des réformes en cours dans le système de retraite et les grands investissements pour la Coupe du Monde 2030.
Enfin, la gouvernance publique et la coordination entre les institutions doivent être renforcées pour assurer l’efficacité des réformes et garantir un développement équilibré et inclusif du pays.
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