Justice sociale, éducation, santé : l’Alliance de la gauche détaille ses priorités

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Justice sociale, éducation, santé : l'alliance de la gauche détaille ses prioritésBureau de l'alliance de la gauche à Mers Sultan, Casablanca, le 16 septembre 2026 © LeBrief

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Justice sociale, école publique, santé, industrialisation nationale et autonomie alimentaire : Abdelali Aatifi, candidat aux côtés de Nabila Mounib sur les listes de l’Alliance de la gauche, présente les principales orientations qu’il défend pour répondre aux enjeux sociaux et économiques du Maroc.

Dans son intervention, Abdelali Aatifi estime que la notion d’« état social » reste insuffisante lorsqu’elle ne se traduit pas concrètement dans la vie quotidienne de la population. Selon lui, les politiques menées par les gouvernements successifs n’ont pas permis, jusqu’à présent, de faire ressentir suffisamment les effets de la justice sociale aux citoyens.

« La justice sociale », affirme-t-il, constitue ainsi le premier axe du programme de l’Alliance de la gauche. Elle est associée à la démocratisation des institutions, présentée comme une condition permettant, selon lui, d’engager un changement dans le pays.

L’éducation publique au centre des priorités

La réforme de l’éducation nationale constitue le deuxième volet mis en avant par Aatifi. L’ingénieur retraité exprime des réserves sur ce qu’il considère comme une progression de la privatisation du secteur éducatif et estime que cette évolution s’accompagne d’une baisse de la qualité de l’enseignement.

Il souligne également une différence de finalité entre les établissements privés et l’école publique. Selon lui, cette dernière doit répondre à un projet sociétal plus large, en contribuant à former des citoyens disposant de compétences éducatives et de connaissances adaptées aux exigences de l’enseignement moderne.

Dans cette perspective, le programme présenté par l’Alliance de la gauche prévoit, selon Aatifi, un plan d’action visant à instaurer un enseignement généralisé et de qualité. L’objectif affiché est de faire de l’éducation un levier du développement du pays.

Une généralisation de la santé souhaitée

La santé constitue un autre pilier du programme présenté par le candidat. Abdelali Aatifi défend une généralisation de l’accès aux soins et considère que les réformes engagées ces dernières années ne garantissent pas, selon lui, les résultats attendus.

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Il critique notamment ce qu’il décrit comme un affaiblissement des hôpitaux publics, aussi bien sur le plan des ressources humaines que des moyens matériels, au bénéfice du secteur privé.

Pour l’Alliance de la gauche, l’éducation et la santé représentent ainsi deux piliers essentiels du développement de la société. Aatifi les inscrit dans une approche plus large fondée sur la justice sociale et l’accès généralisé aux services publics.

Vers une industrialisation davantage orientée vers les besoins nationaux

Sur le volet économique, Abdelali Aatifi met en avant la nécessité de moderniser l’économie marocaine tout en luttant contre la corruption, la « malversation » et ce qu’il qualifie d’« anarchie » dans l’économie.

Il défend notamment une politique d’industrialisation qu’il souhaite davantage nationale. Selon lui, certaines activités présentées comme relevant d’une industrie nationale sont en réalité portées par des entreprises multinationales dont les intérêts sont liés à leurs sociétés d’origine.

L’objectif qu’il présente consiste donc à développer une industrie nationale répondant en priorité aux besoins de la population marocaine et permettant au pays de renforcer son autonomie économique.

Cette orientation devrait, selon lui, être accompagnée d’un effort accru dans la recherche scientifique et les nouvelles technologies. Aatifi établit un lien direct entre la recherche, l’industrialisation et l’emploi des jeunes. Il estime qu’un développement industriel fondé sur la recherche et l’innovation pourrait contribuer à répondre aux besoins de l’économie et à créer davantage d’opportunités professionnelles.

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L’agriculture et la question de l’autonomie alimentaire

Le quatrième axe évoqué par Abdelali Aatifi concerne l’agriculture et l’alimentation. Il défend une politique visant à renforcer l’autonomie du pays dans la satisfaction de ses besoins alimentaires. Il relève notamment la place des importations sur le marché marocain et estime que la production agricole nationale doit davantage répondre aux besoins internes. À ses yeux, la situation actuelle mérite une réforme de fond afin de réorienter une partie de la production vers le marché intérieur.

Cette position ne signifie toutefois pas, selon lui, une fermeture du Maroc aux échanges internationaux. Aatifi précise que l’Alliance de la gauche ne s’oppose pas aux échanges économiques avec les autres pays. Il défend plutôt une hiérarchie des priorités dans laquelle la satisfaction des besoins nationaux précède le recours aux importations ou le développement des exportations. « L’échange aujourd’hui, on ne peut pas y échapper », explique-t-il, tout en insistant sur la nécessité de renforcer d’abord l’économie locale.

Industrialisation, agriculture et création d’emplois

Pour Aatifi, les politiques industrielle et agricole sont également liées à la question de l’emploi. Il considère que le développement d’une industrie nationale et d’une agriculture davantage orientée vers les besoins du pays doit contribuer à créer du travail et à offrir de nouvelles perspectives aux jeunes.

Cette approche repose sur l’idée que la transformation économique ne peut être dissociée du développement des compétences, de la recherche scientifique et de l’organisation des secteurs productifs. Le candidat présente ainsi l’emploi comme l’un des résultats attendus des réformes économiques qu’il défend.

Au-delà des questions économiques et sociales, Abdelali Aatifi accorde une place particulière à la culture et à la participation citoyenne. Il considère qu’un citoyen doit disposer de ressources culturelles suffisantes pour préserver sa dignité, développer sa capacité à se reconnaître dans la société et participer à la vie collective. La culture est ainsi présentée comme un élément contribuant à l’implication des citoyens dans la société, au même titre que l’éducation, la santé et les politiques économiques.

Dans cette logique, Aatifi défend enfin le principe d’une démocratie participative. Il considère que les citoyens doivent disposer d’un espace leur permettant de prendre part aux échanges et aux décisions concernant la société.

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