Guerre au Moyen-Orient : intensification militaire et incertitudes diplomatiques au 26e jour du conflit
Des frappes à Téhéran datant du 2 mars 2026 © AFP
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Le conflit au Moyen-Orient est entré dans son 26ᵉ jour, dans un climat d’escalade militaire et de grande confusion diplomatique. Les affrontements se poursuivent sur plusieurs fronts, tandis que les marchés économiques et les chancelleries internationales restent suspendus à l’éventualité de négociations entre Washington et Téhéran, dont l’issue demeure incertaine.
Sur le terrain, l’Iran a lancé de nouvelles salves de missiles et de drones visant plusieurs pays de la région, notamment Israël, le Koweït, Bahreïn et la Jordanie. Les Gardiens de la révolution ont revendiqué des attaques contre des bases militaires utilisées par les États-Unis dans le Golfe, ainsi que des frappes contre des cibles israéliennes, dont la région de Tel-Aviv. Au Koweït, une attaque a provoqué un incendie dans un réservoir de carburant de l’aéroport international, illustrant la vulnérabilité croissante des infrastructures civiles face aux opérations militaires.
Frappes israéliennes et affrontements au Liban
De son côté, Israël a poursuivi ses bombardements contre des sites militaires iraniens, notamment des installations de production de missiles de croisière navals situées à Téhéran. L’armée israélienne affirme avoir également démantelé des centres de commandement du Hezbollah dans le sud du Liban. Le mouvement pro-iranien a riposté par des tirs de roquettes contre le nord d’Israël et des attaques ciblant des troupes israéliennes près de la frontière, sans qu’aucune victime ne soit officiellement signalée.
La tension s’est également accentuée en mer et dans le Golfe, où la marine iranienne a déclaré avoir tiré des missiles en direction du porte-avions américain Abraham Lincoln. Selon Téhéran, ces frappes ont contraint le navire à modifier sa position. Dans le même temps, le Pentagone a annoncé une intensification de la production de missiles, notamment des composants essentiels au système antimissile THAAD, afin de répondre à une consommation jugée élevée depuis le début du conflit.
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Sur le plan diplomatique, les signaux restent contradictoires. Le président américain Donald Trump a affirmé que des négociations avec l’Iran étaient en cours pour mettre fin aux hostilités. Selon lui, plusieurs hauts responsables américains participent à ces discussions. Toutefois, l’ambassadeur iranien au Pakistan a catégoriquement démenti l’existence de pourparlers directs ou indirects, alimentant les doutes sur la possibilité d’une issue rapide au conflit.
Un plan américain en quinze points aurait néanmoins été transmis à Téhéran via des médiateurs pakistanais. La télévision d’État iranienne a indiqué que ce projet de paix avait été rejeté, soulignant que la fin de la guerre dépendrait exclusivement d’une décision iranienne. Islamabad apparaît ainsi comme un acteur diplomatique potentiel, en raison de ses relations étroites avec les deux parties.
Vers une coalition internationale pour sécuriser Ormuz
L’escalade militaire suscite une vive inquiétude sur la scène internationale. Une trentaine de pays devraient se réunir sous l’égide de Londres et de Paris afin d’envisager la création d’une coalition chargée de sécuriser le détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le transport mondial de pétrole. Dans ce contexte, les prix de l’énergie ont fortement réagi : le baril de Brent est repassé au-dessus des 100 dollars, reflétant la nervosité persistante des marchés.
Plusieurs responsables européens redoutent un choc géoéconomique majeur. Le ministre allemand des Finances a dénoncé l’impact de la politique américaine sur l’économie mondiale, tandis que le chef du gouvernement espagnol a évoqué un scénario potentiellement plus grave que celui de la guerre en Irak en 2003.
Enfin, les Nations unies ont mis en garde contre le risque d’une « catastrophe absolue » après des frappes à proximité de sites nucléaires. Une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme doit se tenir pour examiner la protection des civils, notamment des enfants, dans un conflit dont les conséquences humanitaires et sécuritaires continuent de s’aggraver.
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