Gazoduc Maroc-Nigeria : l’ONHYM prépare sa première levée
Image d'illustration gazoduc Maroc-Nigeria © DR
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Le gazoduc Maroc-Nigeria franchit une nouvelle étape financière. L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) prépare une première levée de fonds pour contribuer au financement de ce projet énergétique continental, estimé à 25 milliards de dollars, soit près de 250 milliards de dirhams. L’opération intervient quelques mois après la transformation de l’établissement en société anonyme, actée en février 2026.
Selon les précisions disponibles, cette mobilisation de capitaux ne devrait toutefois pas être portée directement par l’ONHYM. Le schéma envisagé passerait plutôt par une société de projet dédiée, qui doit être constituée avec le partenaire nigérian NNPC Limited. Cette structure s’inscrit dans l’architecture institutionnelle prévue par l’accord intergouvernemental adopté en décembre 2024 lors d’un sommet de la Cédéao, dont la signature officielle reste attendue en 2026.
Un montage progressif pour sécuriser le gazoduc Maroc-Nigeria
Le projet, lancé en 2018, prévoit une infrastructure d’environ 6.900 kilomètres, mêlant tronçons terrestres et sous-marins le long de la façade atlantique africaine. Il doit relier les ressources gazières du Nigeria à plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, puis au Maroc, avant une connexion au gazoduc Maghreb-Europe en direction de l’Espagne. L’ambition est double : renforcer l’intégration énergétique régionale et offrir un nouveau corridor d’approvisionnement vers l’Europe.
La création d’une société de projet vise à clarifier la répartition des responsabilités et à faciliter l’entrée de financeurs. Ce type de véhicule permet en général d’isoler le financement, la gouvernance et l’exécution d’une infrastructure de grande ampleur. À ce stade, ni le montant exact de la levée, ni son calendrier, ni la nature des instruments financiers retenus n’ont été communiqués, ce qui laisse penser à une structuration encore en cours.
Le projet de ligne à grande vitesse entre Chichaoua et Essaouira franchit une nouvelle étape avec un décret déclarant l’infrastructure d’utilité publique.
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