Du Rif au reste du monde : le cannabis marocain trace sa route légale
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Récemment, une avancée majeure a eu lieu dans l’industrie du cannabis marocain. Les agriculteurs, dans trois zones autorisées, ont effectué sous haute surveillance leurs premières récoltes légales à usage médical et industriel. Peu après, le cannabis marocain a franchi une étape historique avec sa première exportation vers l’Europe, mise en évidence lors du salon Cannafest à Prague. Cette participation, soutenue par l’ANRAC, a vu plus de vingt producteurs locaux présenter une gamme variée de produits.
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Le soutien stratégique de l’État à l’industrie du cannabis
Cependant, le choix de l’Europe comme destination d’exportation n’est pas anodin, compte tenu de la dynamique du marché du cannabis médical, estimé à 1 milliard de dollars en 2022, avec une croissance annuelle robuste. Par ailleurs, l’État marocain joue un rôle clé dans l’accompagnement de ces agriculteurs. Il facilite effectivement leur présence à des événements internationaux, comme le Cannafest. Mais, le pays les aide aussi dans les processus d’importation et de distribution des graines.
La coopérative BioCannat, un acteur important dans ce secteur, a annoncé l’installation de sa première usine à Bab Berrad. Cette évolution fait suite à l’autorisation obtenue pour transformer, commercialiser et exporter le cannabis et ses dérivés. Parallèlement, l’ANRAC continue de stimuler l’intérêt des investisseurs, comme en témoigne une récente mission de prospection à Amsterdam.
Enfin, il convient de souligner que le soutien déterminé de l’État envers les agriculteurs des régions de Chefchaouen, Taounate et Al Houceima, a rendu possible cette percée dans le secteur du cannabis légal marocain. Ce soutien a permis de créer plusieurs coopératives, marquant un tournant dans la production nationale de cannabis à usage médical et industriel.
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