« Dance for All » : une année de danse inclusive pour changer le regard sur le handicap
Le Studio des Arts Vivants de Casablanca a accueilli, mercredi 16 septembre 2026, NABDA SHOW – Dance for All Casablanca, le 16 septembre 2026 © LeBrief
A
A
A
A
Le Studio des Arts Vivants de Casablanca a accueilli, mercredi 16 septembre 2026, NABDA SHOW – Dance for All, un spectacle de danse inclusive porté par Nabda Foundation, avec le soutien de la Fondation BMCI et l’accompagnement artistique de Temps’Danse. Sur scène, près de 50 danseurs en situation de handicap, amateurs et professionnels, ont présenté le résultat d’une année de travail collectif.
Lancé en octobre 2025, le projet s’est construit autour de cours hebdomadaires, de répétitions et d’un travail chorégraphique adapté aux capacités de chaque participant. Dès les premières séances, les danseurs ont été confrontés à différentes interrogations liées au mouvement, au rythme et à leur place au sein du groupe.
Au fil des mois, cette expérience a permis aux participants de mieux connaître leurs propres possibilités, mais également celles de leurs partenaires. Pour Aziza Gannoune, directrice et fondatrice de Nabda Foundation, cette évolution dépasse la dimension technique.
« Ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas la progression technique, même si elle est réelle. C’est le moment où les participants ont arrêté de se regarder comme différents », explique-t-elle. Selon elle, le groupe a progressivement développé une relation fondée sur la confiance, la capacité à se corriger mutuellement et la création collective. L’inclusion est ainsi devenue une pratique quotidienne plutôt qu’un simple objectif affiché.
Trouver sa propre manière de danser
Marouane fait partie des participants qui ont découvert la danse à travers ce programme. Sans expérience préalable, il a d’abord abordé les premiers cours avec des doutes sur sa capacité à suivre le rythme du groupe. « Personne ne m’a demandé de faire comme les autres, on m’a demandé de trouver ma manière à moi », témoigne-t-il.
Cette approche constitue l’un des principes du projet. Les chorégraphies ne cherchent pas à imposer un modèle identique à tous les danseurs. Elles sont construites en tenant compte des possibilités de chacun, afin de permettre à chaque participant de contribuer pleinement au spectacle.
Au-delà de la pratique artistique, Dance for All entend également interroger la perception du handicap dans l’espace public. Le spectacle ne cherche ni à masquer les différences physiques ni à les utiliser pour susciter la compassion.
Les différentes mobilités et les particularités corporelles font partie intégrante de la composition scénique. Elles influencent les mouvements, les déplacements et les interactions entre les danseurs.
L’objectif consiste ainsi à déplacer le regard du public, en mettant davantage l’accent sur les personnes, leur créativité et leur travail artistique. Sur scène, les participants sont avant tout présentés comme des danseurs réunis autour d’une même création.
Lire aussi : Handicap : la prévalence atteint 8,7% en 2026
Accessibilité et exigence artistique
L’accompagnement artistique assuré par Temps’Danse a permis d’adapter les apprentissages et les chorégraphies aux capacités des participants, tout en maintenant une ambition artistique commune. Cette démarche repose sur la recherche d’un équilibre entre accessibilité et exigence, afin que chacun puisse trouver sa place sans réduire le spectacle à une simple démonstration d’inclusion.
Soutenu par la Fondation BMCI, le projet a finalement abouti à une représentation publique après douze mois de formation, de répétitions et de travail collectif.
Pour Nabda Foundation, l’enjeu dépasse toutefois la soirée de représentation. À travers cette expérience, l’association souhaite contribuer à faire évoluer la perception du handicap et à montrer que les différences de corps et de mobilité peuvent aussi devenir une composante d’une création artistique commune. L’ambition est ainsi que le public découvre, au-delà des différences, une scène réunissant avant tout des danseurs.
Jidar lance la deuxième édition de son Grand Prix. Du 1er au 30 novembre, le public vote en ligne pour sa fresque préférée. Le lauréat sera annoncé le 5 décembre.
El Mehdi El Azhary - 2 novembre 2026Bank Al Maghrib émet une pièce commémorative en argent de 250 dirhams pour le premier anniversaire de la Fête de l’Unité, célébrée le 31 octobre.
Rédaction LeBrief - 30 octobre 2026La collection « Soul of Morocco » a représenté le patrimoine marocain à la World Designer Fashion Week d’Astana, ouvrant des perspectives d’échanges culturels avec le Kazakhstan.
El Mehdi El Azhary - 27 octobre 2026Le Prix Pascal lance un concours de fiction coécrite avec l’IA. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 novembre pour des œuvres à portée sociale, éthique ou écologique.
Aya Ait Chaib - 27 octobre 2026Jazzablanca en lice dans deux catégories des Heavent Festivals Awards 2026, avec un vote en ligne ouvert au public.
Aya Ait Chaib - 26 octobre 202630.000 emplois et 8 milliards de dirhams : au Maroc, la filière équestre pèse près de 0,6% du PIB national. Découvrez le galop économique du monde rural.
Sabrina El Faiz - 24 octobre 2026Société - La polémique sur les compensations aux bouquinistes soulève des questions sur la gestion des pertes et des biens volés.
Mouna Aghlal - 13 mars 2026Culture - Après plusieurs années de fermeture, la grotte Friouato, située près de Taza, s’apprête à rouvrir au public.
El Mehdi El Azhary - 13 mars 2026Culture - Samira Haddouchi, grande figure du caftan marocain, est décédée. Retour sur le parcours d’une créatrice qui a marqué la mode traditionnelle.
Rédaction LeBrief - 11 mai 2026Festivals marocains, enquête sur un investissement à haut risque. Coûts de production, cachets d'artistes et logistique VIP. Tout savoir sur les finances de vos soirées estivales.
Sabrina El Faiz - 4 juillet 2026Culture - Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira et le Berklee College of Music lancent les candidatures pour la 3e édition du programme « Berklee at the Gnaoua Festival ».
El Mehdi El Azhary - 12 mars 202630.000 emplois et 8 milliards de dirhams : au Maroc, la filière équestre pèse près de 0,6% du PIB national. Découvrez le galop économique du monde rural.
Sabrina El Faiz - 24 octobre 2026