La Guinée se prépare-t-elle à un retour constitutionnel ? Le président de la transition, Mamady Doumbouya, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État, prévoit d’organiser un référendum. Cette décision fait suite à une concertation avec les différents acteurs politiques guinéens, bien que certains aient choisi de boycotter ce processus en adoptant la politique de la chaise vide.
Ces réunions ont abouti à un projet de nouvelle Constitution, marquant des avancées en matière de démocratie. Le texte fixe le mandat présidentiel à sept ans, renouvelable une seule fois, établissant ainsi une limite claire à l’exercice du pouvoir. La question de la double nationalité, longtemps source de débat, est désormais reconnue.
Elle ouvre la voie à une participation élargie de la diaspora, dont la représentativité est également renforcée par une présence institutionnelle au Sénat. Sur le plan social, la Constitution consacre l’obligation de scolarisation des enfants. Autre avancée majeure : l’interdiction du mariage des filles de moins de 16 ans, une revendication de longue date de la société civile œuvrant pour la protection des mineures.
Pour une fois, tout semble en ordre pour un scrutin historique. Pourtant, à quelques jours du début de la campagne, trois partis de l’opposition ont été suspendus de toute activité politique pour une durée de trois mois. Cette suspension interdit à ces formations politiques d’organiser des rassemblements, des réunions ou tout acte de propagande sur l’ensemble du territoire national guinéen, alors que le référendum est prévu le 21 septembre.
Il s’agit de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, du RPG Arc-en-ciel, parti de l’ancien président Alpha Condé, et du Parti du renouveau et du progrès (PRP), dirigé par Rafiou Sow.
Les autorités guinéennes reprochent à ces partis de ne pas avoir respecté certaines obligations statutaires, notamment sur le plan administratif, comme la tenue de congrès ou l’ouverture de comptes bancaires. Le timing soulève des interrogations. De plus, les partis ont appris la nouvelle par les réseaux sociaux. Dans la foulée, la campagne référendaire est reportée au 31 août prochain, réduisant ainsi sa durée d’une semaine. Conakry justifie ce report par un retard dans la distribution des cartes électorales.
De leur côté, les formations politiques concernées rejettent cette suspension. C’est dans ce contexte tendu que le pouvoir militaire devra organiser le scrutin. Pour rappel, le dernier référendum, tenu le 22 mars 2020, a été marqué par des violences ayant coûté la vie à plusieurs personnes.
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