Un an après une tentative avortée, l’opposition parlementaire revient à la charge. Cette fois, la motion de censure pourrait aller jusqu’au bout. Le PJD a officialisé sa participation à l’initiative, validée lors de la première réunion de son secrétariat général après son dernier congrès. Un ralliement qui change la donne.
Le PJD y voit un « exercice démocratique essentiel », susceptible de ranimer le débat national et de confronter l’exécutif à ses engagements non tenus. Il dénonce une gestion autoritaire et centralisée des réformes, des abus de pouvoir répétés, des conflits d’intérêts persistants, et surtout, un refus manifeste de transparence dans le scandale des subventions à l’importation du bétail. Ce dossier, marqué par des soupçons d’enrichissement et de favoritisme, symbolise pour beaucoup l’échec d’une gouvernance opaque et désincarnée.
L’article 105 de la Constitution encadre strictement cette procédure : « la Chambre des représentants peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure. Elle doit être signée par au moins un cinquième des députés, votée à la majorité absolue, et ne peut être soumise au vote qu’après trois jours francs. En cas d’adoption, elle entraîne la démission collective du gouvernement. Aucune nouvelle motion n’est ensuite recevable pendant un an ».
L’épisode manqué de 2024, miné par l’absence de coordination et des rivalités internes, a laissé des séquelles. Mais cette fois, l’opposition – l’USFP, le PPS, le MP et désormais le PJD – semble avoir tiré les leçons du passé. Elle dispose du nombre requis pour le dépôt. Le vrai défi sera d’en faire un moment politique, au-delà du simple calcul arithmétique.
« Le Parlement ne peut rester un théâtre d’ombres », insiste un député déchaîné lors de la dernière séance des questions orales. Dans un contexte de défiance grandissante, cette initiative pourrait relancer une dynamique parlementaire en berne. Elle vise à remettre la responsabilité politique au centre du jeu, dans un système où la majorité confisque les institutions.
Si la motion échoue, elle exposera les fragilités persistantes de l’opposition. Si elle réussit à créer un sursaut, elle aura montré que le Parlement peut encore secouer l’exécutif.
Il fut un temps où participer à une Coupe du monde relevait de l’exploit. 32 équipes, un billet difficile à décrocher et la certitude de retrouver l’élite du football mondial. Puis la FIFA a estimé…
24 heures avant les dix ans du référendum sur le Brexit, le chef du parti travailliste Keir Starmer a annoncé sa démission. La veille, Donald Trump l’avait annoncé à sa place sur Truth Social. Une…
La semaine dernière, la Chambre des conseillers a rejeté deux propositions de loi portées par l’opposition syndicale. Il s’agit de deux textes en gestation depuis 2022, portant sur le plafonnement des prix des carburants et…
Pour une fois qu’un Marocain n’avait rien demandé à personne, il se retrouve sur toute la toile ! Mais où est Mohamed ? C’est la question qui semble mobiliser la terre entière… parce que la…
Une Coupe du monde ne se joue pas uniquement sur la pelouse et les Marocains l’ont prouvé ! La coupe se joue aussi, et surtout dirions-nous, dans les rues, les fan zones et les places…
Vendredi 19 juin, à Genève, les États-Unis et l’Iran doivent signer un protocole d’accord après plus de cent jours de guerre. Donald Trump, qui vient de fêter son anniversaire d’une manière qui ferait rougir la…
Quatre députés dans une salle prévue pour 395. Le débat ô combien important sur la réforme de la profession d’avocat a été boudé par nos élus. C’est tout de même un texte qui touche les…
Encore une fois, la terre de Huelva a bu le sang d’une femme marocaine. Elle s’appelait Hakima, elle venait de Sidi Kacem, elle était mère de quatre enfants. Que Dieu ait son âme. Elle n’était…
Il y a quatre ans, le Maroc espérait créer l’exploit. Aujourd’hui, il attend une confirmation. Une demi-finale historique, une Coupe d’Afrique remportée et, avec elles, un changement de vision, les Lions de l’Atlas ne sont…