Depuis plusieurs décennies, l’Afrique lutte contre la corruption en adoptant des conventions et des stratégies dédiées. Il y a deux ans, l’Union africaine s’est réunie au Mozambique pour dresser un état des lieux, vingt ans après l’adoption de la convention de Maputo. Composée de 28 articles, celle-ci visait à encourager les États signataires à mettre en place des mesures de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.
L’instance appelait notamment à éradiquer ce fléau dans les secteurs public et privé, à criminaliser le détournement de biens par des fonctionnaires, l’enrichissement illicite ou encore le blanchiment d’argent.
Mais le constat est implacable : chaque année, près de 88 milliards de dollars échappent aux caisses publiques africaines à travers diverses pratiques frauduleuses, révèle un rapport de l’Union africaine publié en août. Cette manne financière représente environ 3,7% du PIB du continent. Selon l’organisation, le blanchiment d’argent, l’évasion fiscale, la manipulation des prix des matières premières ou les fausses facturations sont autant de pratiques qui privent les États de ressources vitales.
Pour faire face à cette hémorragie, des mécanismes de coopération et des plateformes de récupération des avoirs ont été mis en place. Toutefois, ils se heurtent à de nombreux obstacles : manque de coordination entre les pays, faiblesses des cadres juridiques et forte dépendance à des standards internationaux qui ne reflètent pas toujours les réalités africaines. Autant d’éléments qui révèlent la fragilité de la riposte.
Cette situation constitue une menace réelle pour la souveraineté économique du continent. L’Afrique ne pourra se développer tant que ses richesses continueront de s’évaporer dans les circuits de la corruption et de l’opacité. Il est désormais urgent de repenser les coopérations régionales et de renforcer les systèmes judiciaires afin de protéger ses ressources et d’assurer un avenir plus équitable.
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