Ah les chartes. De belles phrases, bien tournées. Des valeurs affichées fièrement sur les sites web. Des engagements RSE mis en avant dans des plaquettes papier couché mat. Ça passe où tout ça, dans le quotidien des affaires ? Comme si, une fois les objectifs commerciaux en jeu, l’éthique devenait un luxe, un supplément d’âme dont on peut se passer.
Pourquoi avons-nous tant de mal à faire de l’éthique un pilier réel, concret, assumé du business au Maroc ? Est-ce par peur de perdre un client ? De ralentir quand tout le monde court ? Peut-être. Mais cette peur nous coûte plus cher qu’on ne veut l’admettre.
Parce qu’en réalité, l’éthique n’est pas une option. C’est un socle.
Des promesses commerciales non tenues, des conditions de travail négligées, des deals opaques… Ce sont ces choix-là, répétés et tus, qui sapent peu à peu la confiance. Et une fois que la confiance s’effondre, aucune campagne de com’ ne peut la reconstruire.
Je comprends que l’environnement économique marocain pousse parfois à « faire comme les autres », à fermer les yeux. Mais finalement, quelle est la valeur réelle d’une réussite bâtie sur du sable ?
Rien n’est simple. Être éthique, c’est risquer de perdre gros. C’est dire non là où tout le monde dit oui. C’est assumer des choix coûteux et peu populaires. Mais c’est aussi bâtir une entreprise qui traverse les crises, qui inspire, qui engage.
Les entrepreneurs marocains ont du talent, de l’énergie, des idées. Mais ce qu’il leur manque, trop souvent, c’est cette voix claire qui dit : « Voici ce en quoi je crois ».
Faire du chiffre, c’est bien. Mais faire sens, c’est durer.
La réalité économique marocaine est une insulte au bon sens. On parle de résilience, d’inflation de pouvoir d’achat… On est d’accord qu’on ne s’adresse là qu’à la classe moyenne ? Celle qui doit faire tous…
Un système est souvent construit pour fonctionner collectivement. Chacun prend sa place, respecte certaines limites, avance parce qu’il sait que l’ensemble reste stable. Puis quelqu’un commence à vouloir plus que prévu. Autrement dit, « tme3…
Ce lundi 4 mai à Erevan, en Arménie, les dirigeants européens, réunis avec leur homologue canadien, ont dû improviser. Trois jours plus tôt, Donald Trump annonçait le retrait de 5.000 soldats américains stationnés en Allemagne.…
L’IA s’invite dans les prochaines élections marocaines. Dans les états-majors partisans, les outils qu’on encadre à toute vitesse sont déjà à l’œuvre. Discrètement, mais à l’œuvre, selon les confidences de cadors de différents partis. C’est…
En quelques heures, le sujet d’une disparition d’une Ecossaise enflamme la toile. Les scénarios se sont d’emblée emballés. C’est proprement occidental lorsqu’il s’agit d’un pays arabe, on lâche l’émotion, le pire scénar’ possible et on…
Micro en main, caméra vissée sur l’épaule ou au bout du bras pour les plus modernes, ils sont là pour relater un fait. Pas tous. Certains le font en leur nom, d’autres au nom d’un…
Samedi 25 avril, au Mali, une offensive coordonnée frappe simultanément plusieurs villes : Bamako, Kati, Kidal, Gao, Sévaré, Mopti ou encore Bourem. Les attaques sont revendiquées par le JNIM, affilié à Al-Qaïda, en coordination avec…
Septembre approche et déjà, les couloirs bougent. Des noms circulent – des élus qui sondent, des intermédiaires qui testent, des appels passés à des secrétaires généraux de partis concurrents. Le mouvement est reconnaissable. Il rythme…
En tant que Marocains, on a toujours su tout relativiser, même la pauvreté. On a toujours dit, au moins, au Maroc, on a toujours la famille, les voisins et de quoi manger. Certains n’ont rien…