Chaque année, c’est la même histoire. Le 1er mai arrive, les syndicats sortent les banderoles, les mégaphones et des slogans finement répétés. On défile, on scande, on espère. Et puis, face à cela, un gouvernement, qui, réglé comme une montre suisse, dégaine son arsenal d’annonces, toujours bien ficelé pour apaiser les foules à la veille de ces défilés. Cette année encore, rien de nouveau sous le soleil du mécontentement.
D’un côté, les syndicats qui ont frappé fort. Ils ont parlé salaires qui stagnent, de retraites qu’on veut reculer, de pouvoir d’achat en berne. Ils ont demandé une vraie hausse du SMIG, des prix plus justes sur les produits de base, une fiscalité qui ne matraque pas les petits. Ils n’ont pas mâché leurs mots. À les écouter, c’est la survie du travailleur marocain qui est en jeu. Et franchement, on ne peut absolument pas leur donner tort, vu l’état de nos fins de mois depuis fin 2021.
De l’autre côté, le gouvernement a tenté, encore une fois, de nous montrer qu’il était à l’écoute. Une hausse de 1.000 dirhams pour les fonctionnaires, en deux fois. Une augmentation du SMIG et du SMAG de 10%, mais… aussi en deux fois. Et une petite réforme de l’impôt sur le revenu avec une exonération pour ceux qui gagnent moins de 6.000 dirhams, et un rabot de 1% pour les tranches du haut. C’est bien, sur le papier. Oui, les feuilles de route sont toujours jolies à regarder. Difficiles à surmonter.
Oui, oui, parce que pendant ce temps-là, c’est les prix de l’huile, du pain, du lait, et on en passe, qui flambent. Les familles continuent, plus que jamais, de compter chaque dirham. Alors, ce fameux « dialogue social », à d’autres s’il vous plaît.
Et puis, il y a cette réforme des retraites. Mais sérieusement, passer à 65 ans ? Avez-vous déjà vu, au Maroc, un travailleur atteindre les 60 ans en bonne santé ? On parle de justice sociale, mais est-ce qu’on écoute ceux qui triment dans les chantiers, dans les champs, dans les usines ? Ceux-là, au final, nul besoin de leur parler d’âge de retraite, c’est simple, ils n’en ont pas !
Chaque année, c’est tristement la même histoire. Mais peut-être qu’on ne ment plus vraiment. Peut-être qu’on ne promet plus grand-chose. C’est pire, parce qu’au fond, peut-être qu’on n’y croit plus. Ni eux, ni nous.
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