Conjoncture : l’économie résiste aux tensions internationales
Ministère de l'Economie et des Finances. © DR
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La Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dresse un tableau globalement favorable de l’économie marocaine au milieu de l’année 2026, malgré un environnement international marqué par des tensions géopolitiques, la volatilité des prix de l’énergie et un ralentissement de la croissance mondiale.
Le document souligne que la croissance mondiale devrait ralentir à 3% en 2026, sous l’effet notamment des tensions au Moyen-Orient, de la hausse des prix de l’énergie et du ralentissement de plusieurs grandes économies. Les États-Unis conservent une dynamique plus solide que la zone euro, tandis que les économies émergentes continuent de tirer la croissance mondiale, avec la Chine et l’Inde en tête.
Une forte reprise du secteur agricole soutient la croissance
Au Maroc, le principal moteur de l’activité est le rebond spectaculaire du secteur agricole. La valeur ajoutée agricole progresse de 18,4% au premier trimestre, portée par une excellente campagne céréalière estimée à 90 millions de quintaux, ainsi que par l’amélioration des productions végétales et de l’élevage. En revanche, la pêche enregistre encore un léger recul, malgré une amélioration de la valeur des débarquements.
Le secteur secondaire présente une évolution plus mitigée. Les activités manufacturières, minières et du bâtiment montrent quelques signes de faiblesse, avec notamment une baisse de la production de phosphate brut et un recul des ventes de ciment. En revanche, la production d’électricité affiche une légère progression.
Le tourisme poursuit sa dynamique
Les services demeurent l’un des principaux moteurs de la croissance. Le tourisme continue d’enregistrer des performances remarquables avec une hausse de 6% des arrivées touristiques, de 9% des nuitées et de 14,6% des recettes voyages. Le transport aérien et les activités portuaires affichent également une évolution favorable.
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La DEPF estime que la consommation bénéficie d’une inflation très faible (0,4% à fin juin), de l’amélioration des revenus, notamment en milieu rural, ainsi que de la progression des crédits à la consommation et des transferts des Marocains résidant à l’étranger. Parallèlement, les investissements continuent d’être soutenus par les grands chantiers d’infrastructure et la hausse des dépenses publiques d’équipement.
Des échanges extérieurs dynamiques mais un déficit commercial en hausse
Les exportations progressent de 5,8%, grâce notamment aux bonnes performances de l’automobile (+15,9%), de l’aéronautique (+14,2%) et de l’agroalimentaire (+3,4%). Toutefois, la hausse plus rapide des importations (+11,8%) entraîne un creusement du déficit commercial de 20,8% et un recul du taux de couverture à 57,1%. Les réserves officielles permettent néanmoins de couvrir près de six mois d’importations.
Les finances publiques affichent une évolution encourageante. Le déficit budgétaire recule de 22,3%, grâce à une progression des recettes fiscales supérieure à celle des dépenses. Cette amélioration traduit une meilleure mobilisation des ressources de l’État malgré la poursuite des efforts d’investissement public.
Le crédit bancaire connaît une nette accélération avec une croissance de 9,9%, profitant aussi bien aux entreprises qu’aux ménages. Les marchés financiers montrent également des signes de redressement après les baisses enregistrées au premier trimestre.
Enfin, la DEPF rappelle que les perspectives restent tributaires de l’évolution des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, qui entretiennent une forte volatilité des prix du pétrole, du gaz et des matières premières. Si la reprise de l’économie marocaine apparaît solide, elle demeure exposée aux risques liés à l’environnement international et aux fluctuations des marchés énergétiques.
L’AAVB engage 53,43 MDH pour une première tranche de travaux contre l’érosion de la rive de Bouregreg à Rabat, auxquels s’ajoutent 1,34 MDH pour le suivi technique.
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