C24 : Hilale affirme la souveraineté pleine et entière du Maroc sur le Sahara
Omar Hilale, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU © DR
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Le représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a réaffirmé, lors du séminaire régional du Comité spécial de décolonisation de l’ONU (C24) pour le Pacifique, la souveraineté indiscutable du Royaume sur le Sahara, soulignant que cette souveraineté s’appuie sur l’histoire, le droit international et l’expression libre des populations sahariennes.
«Il est temps pour les autres parties de reconnaître cette réalité et de bâtir ensemble un avenir de paix, de stabilité et de coopération pour notre région et notre continent», a déclaré l’ambassadeur.
Dans son intervention, Hilale a dénoncé les manœuvres dilatoires de l’Algérie, qu’il accuse d’entraver le processus onusien de règlement du différend autour du Sahara. Il a pointé du doigt le rôle central d’Alger dans la genèse et le soutien au groupe séparatiste du Polisario, qu’elle héberge, arme, finance et soutient sur les plans diplomatique et médiatique.
Face à cette posture «irréaliste et déstabilisatrice», le diplomate a noté que la communauté internationale se positionne de plus en plus clairement en faveur de l’Initiative marocaine d’autonomie. Plus de 116 États soutiennent aujourd’hui cette proposition qualifiée par le Conseil de sécurité de «sérieuse et crédible», tandis qu’une trentaine de pays ont ouvert des consulats généraux à Laâyoune et Dakhla, marquant ainsi leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud.
Par ailleurs, Hilale a regretté que la question du Sahara continue d’être examinée par le C24 selon une approche dépassée, déconnectée des évolutions récentes et des dynamiques sur le terrain. Il a rappelé que le Maroc, dès son adhésion à l’ONU, a mené des démarches auprès de la 4e Commission et du C24 pour mettre fin à l’occupation coloniale. Cela s’est concrétisé avec l’Accord de Madrid de novembre 1975, dont l’ONU a pris acte.
Depuis, a-t-il ajouté, le dossier s’est transformé en une question de paix et de sécurité régionale, relevant désormais du Conseil de sécurité, qui a écarté l’option du référendum, jugée irréalisable par le Secrétaire général dans son rapport de février 2000. Le Conseil plaide depuis pour une solution politique fondée sur le compromis, en harmonie avec la réalité sur le terrain.
Cette évolution, selon le diplomate, reflète une volonté des Nations Unies de dépasser les schémas binaires du passé au profit d’une approche pragmatique et respectueuse du droit international. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’Initiative marocaine d’autonomie, qui propose une large autonomie sous souveraineté marocaine, comme base réaliste pour un règlement durable.
Hilale n’a pas manqué de réaffirmer l’engagement du Maroc pour une solution politique définitive et a lancé un appel à ceux qui souhaitent sincèrement tourner la page du conflit pour bâtir une coopération régionale fructueuse. Il a cependant averti que cet engagement «ne saurait être à sens unique», appelant à une implication réelle de l’Algérie, dont «le rôle ne peut plus être éludé». Il a cité à ce propos l’ancien envoyé personnel du SG de l’ONU, feu Peter Van Walsum, qui déclarait en 2008 que «la clé du règlement est à Alger».
Enfin, Omar Hilale a appelé à une réévaluation lucide de la manière dont le dossier est traité au sein du C24, à la lumière des évolutions politiques et diplomatiques récentes.
À noter que Hilale conduit à ce séminaire, qui se tient du 21 au 23 mai à Dili, capitale du Timor-Leste, une importante délégation comprenant notamment l’ambassadeur du Maroc à Jakarta, Redouane Houssaini, plusieurs responsables du ministère des Affaires étrangères, ainsi que le vice-président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).
Deux élus des provinces du Sud, Ghalla Bahiya (Dakhla-Oued Eddahab) et M’hamed Abba (Laâyoune-Sakia El Hamra), y participent également, à l’invitation de la présidente du Comité, comme cela est le cas depuis plusieurs années.
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