Blé tendre : le retour des droits d’importation jusqu’au 31 juillet
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Le Maroc a rétabli, à compter de ce lundi 1er juin 2026, les droits d’importation sur le blé tendre et ses dérivés. La mesure s’applique jusqu’au 31 juillet, avec un taux fixé à 170%, avant une nouvelle suspension annoncée à partir du 1er août, selon les dispositions publiées par les autorités compétentes.
Ce changement intervient après plusieurs années d’exonération mises en place pour sécuriser l’approvisionnement du marché national dans un contexte international tendu. Il accompagne cette fois une campagne céréalière 2025-2026 jugée favorable, avec une production estimée à environ 90 millions de quintaux, portée par de bonnes précipitations et une nette amélioration des rendements.
Pourquoi le Maroc réactive les droits sur le blé tendre
Le rétablissement temporaire des droits vise d’abord à soutenir la commercialisation de la récolte nationale. En renchérissant les importations pendant deux mois, les pouvoirs publics cherchent à favoriser la collecte locale, à encourager le stockage et à améliorer les revenus des agriculteurs, alors que les disponibilités nationales sont plus abondantes que lors des précédentes campagnes.
Dans ce cadre, un nouveau dispositif de commercialisation des céréales a été lancé pour la campagne 2026. L’objectif affiché est d’atteindre 15 millions de quintaux collectés et stockés, contre seulement 1,61 million de quintaux en 2025. Le prix référentiel du quintal de blé a, lui, été fixé à 280 dirhams, afin d’offrir un repère au marché intérieur durant la période de récolte.
Cette décision marque aussi une inflexion par rapport au régime appliqué depuis novembre 2021. A l’époque, la suspension des droits de douane avait été adoptée pour atténuer l’effet de la flambée des cours mondiaux et préserver l’approvisionnement du Royaume en céréales.
Selon le HCP, les chefs d'entreprise anticipent une hausse de leur activité au troisième trimestre 2026, dans le prolongement de la tendance observée au trimestre précédent.
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