Bank Al Maghrib : réduction du taux directeur à 2,5%

Avatar de Rédaction LeBrief

Temps de lecture :

Bank Al-Maghrib : 654 millions de billets émis et 4,6 milliards traités en 2024Siège de Bank Al Maghrib à Rabat © BAM

A
A
A
A
A

Le Conseil de Bank Al Maghrib (BAM) a annoncé, lors de sa dernière réunion trimestrielle de 2024 tenue mardi 17 décembre à Rabat, une baisse de son taux directeur de 25 points de base (pbs), le portant ainsi à 2,5%. Les taux débiteurs ont déjà enregistré une baisse de 22 points de base, notamment pour les entreprises. Cette décision s’aligne sur une inflation maîtrisée, conforme à l’objectif de stabilité des prix et prend en compte les incertitudes persistantes à l’échelle internationale.

Au niveau international, justement, l’économie mondiale demeure résiliente malgré les incertitudes persistantes liées aux tensions géopolitiques, aux décisions de la nouvelle administration américaine et aux conflits. L’inflation mondiale, après une décélération marquée, converge lentement vers les objectifs des banques centrales.

Accélération de la croissance

Sur le plan national, les efforts du gouvernement pour consolider les équilibres macroéconomiques à travers la Loi de Finances 2025 et la programmation 2025-2027 ont été mis en avant. La croissance non agricole devrait s’accélérer grâce à divers projets structurants, tandis que la production agricole reste tributaire des conditions climatiques. La croissance économique globale est estimée à 2,6% en 2024, avant une amélioration à 3,9% en 2026.

L’inflation a nettement baissé, passant de 6,1% en 2023 à environ 1% en 2024. Elle devrait rester modérée à moyen terme, atteignant 2,4% en 2025 et 1,8% en 2026. La Banque a également noté que les anticipations d’inflation sont bien ancrées, prouvant la confiance des marchés.

Sur les marchés des matières premières, le prix du pétrole devrait baisser à 69,1 USD le baril d’ici 2026. Les produits agricoles afficheraient une légère hausse après un recul en 2024. Concernant le phosphate marocain, le prix du DAP devrait augmenter progressivement jusqu’en 2026, tandis que le phosphate brut baisserait.

Lire aussi : BAM : les dépôts bancaires ont progressé 7% à fin octobre

Les échanges extérieurs connaissent une dynamique positive, notamment grâce au secteur automobile et à une reprise prévue des phosphates. Les recettes de voyages et les transferts des MRE devraient continuer à croître, limitant le déficit du compte courant à moins de 2% du PIB jusqu’en 2026.

Enfin, les réserves de change devraient atteindre 400,2 milliards de dirhams en 2026, couvrant plus de cinq mois d’importations. Le crédit au secteur non financier progresserait de 3,8% en 2024 à 5,5% en 2026. En parallèle, le besoin de liquidité bancaire se creuserait, atteignant 192,3 milliards de dirhams en 2026, reflétant l’expansion de la monnaie fiduciaire.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
TVA digitale : la DGI lance un nouveau téléservice

Économie - La DGI active une plateforme dédiée à la TVA sur les services numériques fournis depuis l’étranger. Accessible via SIMPL, elle impose aux opérateurs concernés de déclarer leur activité et de s’acquitter de leurs obligations fiscales au Maroc.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Aïd Al-Adha : suivi renforcé de l’approvisionnement des marchés

Économie - Les autorités marocaines renforcent le suivi des marchés à l’approche de Aïd Al-Adha. L’offre en bétail s’annonce suffisante, avec des mesures de contrôle et de coordination accrues pour garantir disponibilité, qualité sanitaire et stabilité des prix.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
CGEM : Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri élus à la tête du patronat

Économie - Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri ont été élus à la tête de la CGEM pour le mandat 2026-2029 lors de l’AGE tenue à Casablanca.

El Mehdi El Azhary - 14 mai 2026
IA et finance : vers une automatisation totale de la décision économique

Economie - L’IA transforme profondément la finance, du trading algorithmique à l’analyse de données massives, en passant par l’évaluation des risques, l’automatisation des décisions et l’émergence de nouveaux défis éthiques, réglementaires et de cybersécurité.

Mouna Aghlal - 14 mai 2026
Aïd Al-Adha 1447H : une offre de bétail largement suffisante

Économie - Offre de bétail estimée entre 8 et 9 millions de têtes pour Aïd Al-Adha 1447H, dépassant largement la demande.

Ilyasse Rhamir - 14 mai 2026
Les femmes de l’arganier sont-elles assez valorisées ?

Économie - Au cœur de la filière argane, les femmes rurales jouent un rôle central. À travers les coopératives, elles transforment un savoir-faire ancestral en levier d’autonomisation, tout en soutenant le développement économique des territoires.

Ilyasse Rhamir - 14 mai 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire