Agriculture : la République dominicaine sollicite le Maroc pour sécuriser ses approvisionnements
Le drapeaux du Maroc et de la République dominicaine © DR
A
A
A
A
La République dominicaine a annoncé, mardi 14 avril à Saint-Domingue, un ambitieux programme visant à renforcer la résilience de son secteur agricole face aux fluctuations de l’économie mondiale. Au cœur de cette stratégie figure la volonté de conclure, dans un délai de six mois, des accords bilatéraux avec plusieurs partenaires clés, dont le Maroc.
Doté d’un investissement estimé entre 50 et 55 millions de dollars, ce plan repose sur la mise en œuvre de mesures à court, moyen et long terme destinées à réduire la vulnérabilité de l’agriculture dominicaine. Les autorités entendent notamment sécuriser l’approvisionnement en intrants agricoles, en particulier les engrais, dont les prix restent fortement exposés aux variations du marché international.
Le dispositif prévoit la constitution d’une réserve stratégique nationale pouvant atteindre 90.000 tonnes métriques, considérée comme un levier prioritaire. Cette réserve sera accompagnée du développement d’infrastructures logistiques adaptées, dans l’objectif de stabiliser les prix alimentaires et de préserver la production nationale en période de tensions extérieures.
Lire aussi : L’Agriculture de demain : comment repenser les cultures avec l’IA ?
Un contexte diplomatique favorable
Dans cette optique, Saint-Domingue cible des partenaires aux profils complémentaires (Maroc, Chine, États-Unis et Canada) afin de diversifier ses sources d’approvisionnement et de renforcer sa sécurité alimentaire.
Au-delà de la dimension commerciale, cette initiative s’inscrit dans un contexte diplomatique favorable entre Rabat et Saint-Domingue. En août 2024, la République dominicaine avait réaffirmé son soutien à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, qualifiant le plan d’autonomie proposé par Rabat d’« unique solution » au différend, et exprimant son intention d’ouvrir un consulat à Dakhla.
Le programme dominicain inclut également un volet structurel axé sur le développement d’une production locale d’intrants. Celui-ci prévoit l’implantation d’unités de compostage et la mise en place d’un programme national de biofertilisants sur un horizon de deux ans. Des mesures d’accompagnement ciblées pour les petites exploitations, le recours à l’agriculture de précision ainsi qu’un renforcement de la diplomatie économique complètent ce dispositif.
Sa mise en œuvre reposera sur une coordination étroite entre l’État dominicain, chargé de la régulation, les opérateurs privés pour la gestion logistique, et les milieux académiques, mobilisés pour la recherche et l’innovation.
BANK OF AFRICA a participé au forum de la CGEM consacré aux priorités entrepreneuriales, avec un accent sur les besoins de financement et d’accompagnement des TPME marocaines.
El Mehdi El Azhary - 19 octobre 2026Alimentation, médicaments, ciment et plateformes numériques : le Conseil de la concurrence dresse le bilan de ses interventions en 2025.
Ilyasse Rhamir - 19 octobre 2026Privés du marché marocain depuis plus de dix mois, les éleveurs espagnols espèrent reprendre leurs exportations de bovins vivants après une réunion prévue fin novembre.
Ilyasse Rhamir - 19 octobre 2026La relation entre le Sénégal et les économies du Maghreb pose une question fondamentale : qui produira, qui transformera et qui captera la valeur ?
Rédaction LeBrief - 19 octobre 2026Entre janvier et septembre 2026, le Maroc a importé en moyenne 271.000 barils par jour de produits pétroliers par voie maritime, en hausse de 9% sur un an.
Rédaction LeBrief - 19 octobre 2026L’enjeu est de passer d’un pays que l’on visite à un pays que l’on suit, d’un Maroc qui accueille le monde à un Maroc qui fait rayonner ses entreprises dans le monde.
Rédaction LeBrief - 17 octobre 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie - Cette augmentation devrait impacter le budget des usagers, notamment les automobilistes et les professionnels du transport.
El Mehdi El Azhary - 28 mars 2026Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026