Les scénarios de la BAD pour l’Afrique du Nord

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

La BAD effectuera une visite de travail au Maroc du 26 au 30 septembre courantSiège de la Banque africaine de développement © DR

A
A
A
A
A

La Banque africaine de développement (BAD) projette une baisse de 4,6% du PIB du Maroc contre 5% prévu par le gouvernement. L’activité devrait se contracter de 5,4% en Algérie, de 4% en Tunisie et de 1,1% en Mauritanie. Suivant le scénario pessimiste, le PIB régional baisserait de 2,3% en 2020. Les mesures pour endiguer la propagation du virus et préserver les économies vont se traduire par un creusement des déficits budgétaires. Il s’établirait en moyenne à 10,9% du PIB dont 17% en Algérie et 8,5% en Égypte.

L’actualisation des prévisions économiques pour l’Afrique du Nord par La Banque africaine de développement (BAD) fait ressortir une perte de 0,8% de PIB dans le meilleur des cas et une contraction de 2,3% selon un scénario pessimiste qui repose sur un prolongement de la pandémie jusqu’en décembre.

Un impact général

La BAD projette une baisse de 4,6% du PIB du Maroc (scénario pessimiste) contre 5% prévu par le gouvernement. L’activité devrait se contracter de 5,4% en Algérie, de 4% en Tunisie et de 1,1% en Mauritanie. En revanche, l’Égypte enregistrerait une croissance de 0,8%. La crise frappe de plein fouet le secteur du Tourisme qui a un poids très important au Maroc, en Égypte et en Tunisie. La récession dans les pays partenaires et la baisse des prix des matières contribueront à la dégradation des échanges extérieurs. Les transferts de la diaspora et les IDE souffriront aussi de la conjoncture. En conséquence, «les comptes courants devraient baisser pendant la pandémie, de 5,2 points de pourcentage du PIB selon le scénario le plus pessimiste, ce qui accroîtrait les besoins de financement des pays», notent les économistes de la BAD.

Par ailleurs, les mesures pour endiguer la propagation du virus et pour préserver les économies vont se traduire par un creusement des déficits budgétaires. Il s’établirait en moyenne à 10,9% du PIB dont 17% en Algérie et 8,5% en Égypte.

Renforcer la collaboration régionale

Aujourd’hui, la crise économique met en évidence la nécessité de renforcer le commerce régional. «Peu de progrès ont été réalisés en matière de commerce intrarégional. Le niveau du commerce intra régional en Afrique du Nord est l’un des plus bas au monde (moins de 5 %) et bien inférieur à celui atteint par certaines autres communautés régionales en Afrique», souligne la BAD. Les pays nord-africains pourraient stratégiquement bénéficier d’une plus grande ouverture vers l’Afrique subsaharienne qui a des perspectives économiques favorables, en particulier après la mise en place de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Une fois opérationnelle, elle sera la plus grande zone de libre-échange au monde. De quoi offrir une opportunité d’accroître la croissance de l’industrie et de la fabrication, en tirant parti du potentiel d’une intégration régionale renforcée. Pour mettre pleinement à profit ce nouveau marché, «les pays doivent supprimer les droits à l’importation et les barrières non tarifaires», conseille l’institution.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
ITAF 2026 : Casablanca au cœur de l’industrie africaine

Casablanca accueille jusqu’au 1er octobre ITAF 2026, un salon consacré aux technologies industrielles, à l’intelligence artificielle et aux partenariats entre acteurs africains.

Ayoub Jouadi - 29 septembre 2026
Marrakech Airshow 2026 : le Maroc change d’échelle

Prévu du 7 au 10 octobre, le Marrakech Airshow 2026 réunira près de 200 exposants et de nombreuses délégations autour des enjeux de l’aéronautique.

Ilyasse Rhamir - 29 septembre 2026
Tourisme : 25,9 millions de nuitées au Maroc à fin juillet

Les établissements touristiques classés au Maroc ont enregistré 25,9 millions de nuitées à fin juillet 2026, en hausse de 8% sur un an.

Ilyasse Rhamir - 29 septembre 2026
Innovation : le Maroc atteint son meilleur classement historique

Le Maroc gagne trois places dans l’Indice mondial de l’innovation 2026, atteignant le 54e rang mondial, son meilleur classement historique.

Mouna Aghlal - 29 septembre 2026
Le ministère du Numérique dévoile ses premières briques d’IA avec Mistral

Le Maroc et Mistral dévoilent deux modèles d’IA dédiés à la darija, avec des applications dans les services publics, l’éducation et les médias.

Ilyasse Rhamir - 29 septembre 2026
OCP maintient sa rentabilité malgré le choc du soufre

OCP affiche 48,4 milliards de DH de chiffre d’affaires au premier semestre 2026 et maintient une marge EBITDA de 28% malgré le choc du soufre.

Ilyasse Rhamir - 29 septembre 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire