Le plan de soutien du gouvernement et des banques aux entreprises

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

Mohammed VI

A
A
A
A
A

Suite à l’appel du Roi pour renforcer l’appui aux petites entreprises et aux porteurs de projets, le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri et le président du GPBM, Othman Benjelloun, ont présenté hier au souverain les grandes lignes du programme intégré d’appui et de financement aux entreprises. « Le programme contribuera chaque année à la création d’environ 27 000 nouveaux postes d’emplois et à l’accompagnement de 13 500 entreprises supplémentaires », a estimé le ministre des Finances. Pour atteindre les objectifs, un fonds de 6 milliards de DH sur trois ans a été mis en place.

La réponse des autorités monétaires et des banques à l’interpellation royale en octobre dernier a été présentée hier au souverain par le ministre des Finances, le wali de Bank Al-Maghrib et le président du GPBM.

Création d’emplois et accompagnement d’entreprises

Suite à l’appel du Roi pour renforcer l’appui aux petites entreprises et aux porteurs de projets, le gouvernement, en concertation avec le secteur bancaire, avait convenu de mettre en place un fonds de 6 milliards de DH qui sera financé à parts égales sur trois ans par le budget de l’État et les banques. Tout le monde va davantage s’impliquer dans l’accompagnement de ces structures, notamment en termes de simplification des procédures et de facilitation des conditions d’octroi de garanties en éliminant les garanties personnelles et de réduction des coûts de crédits, relèvent l’Économiste et Ecoactu en s’appuyant sur le discours du ministre des Finances. Selon ce dernier, « le programme contribuera chaque année à la création d’environ 27 000 nouveaux postes d’emplois et à l’accompagnement de 13 500 entreprises supplémentaires ».

L’engagement des Banques

Les banques, représentées par le président du GPBM, se sont également engagées devant le souverain. « Les banques prennent l’engagement que les produits offerts aux jeunes entrepreneurs seront simples d’accès et d’utilisation, grâce à des procédures allégées de constitution et de garantie, bénéficiant d’une gratuité, au départ, des frais de constitution des dossiers ainsi que de faibles taux d’intérêt, grâce à un taux de refinancement privilégié consenti aux banques par Bank-Al Maghrib », a promis Othman Benjelloun. Elles pourront se refinancer auprès de la Banque centrale à un taux préférentiel de 1,25 % soit 1 point en dessous du taux directeur (2,25 %) pour leurs opérations dans le cadre du programme intégré d’appui et de financement aux entreprises. Les délais d’instruction des dossiers dans le cadre du programme seront également réduits.

Après la présentation des grandes lignes du programme au souverain, les banques devront communiquer là-dessus pour permettre aux cibles d’avoir toutes les informations requises. L’opérationnalisation du programme sur le terrain est vivement attendue. Des rapports périodiques seront transmis au roi pour le suivi de la mise en œuvre de ce programme.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Le Maroc des ménages épuisés

Consommation - Aïd, vacances, rentrée, mariage... Au Maroc, une dépense en cache toujours une autre... au grand dam des ménages.

Sabrina El Faiz - 30 mai 2026
Transition industrielle : la BAD soutient l’OCP avec 450 M€

Économie - Accord stratégique conclu à Rabat entre la BAD et l'OCP pour mobiliser des financements verts en faveur d’un modèle industriel bas carbone.

Ilyasse Rhamir - 26 mai 2026
Industrie : le Royaume en tête du classement africain de la BAD

Économie - L’industrie hisse le Royaume à la première place en Afrique devant l’Afrique du Sud. Découvrez les ressorts de cette progression.

Rédaction LeBrief - 26 mai 2026
Brésil-Maroc : une mission commerciale attendue du 10 au 13 juin

Économie - Une délégation de 6 entreprises brésiliennes effectuera une mission économique au Maroc du 10 au 13 juin afin d’explorer des opportunités d’affaires et de partenariats.

El Mehdi El Azhary - 26 mai 2026
Aïd Al Adha : mouton, électroménager et financement des dépenses

Consommation - À la veille de Aïd Al Adha, les achats de moutons et d’électroménager connaissent une forte affluence, avec des achats réalisés aussi bien à crédit qu’au comptant.

Mouna Aghlal - 26 mai 2026
Aïd Al Adha : décalage entre les chiffres officiels et le « souk numérique »

Consommation - Un fossé se creuse entre le discours rassurant du gouvernement et la réalité vécue par les citoyens. Où sont tous les moutons annoncés ?

Rédaction LeBrief - 26 mai 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire