Législatives 2026 : pourquoi le 23 septembre inquiète les agents de propreté ?
Agent de propreté © Ayoub Jouadi / LeBrief
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Alors que les candidats achèvent leur campagne pour les élections législatives, l’activité politique se traduit aussi par une importante production de déchets dans les rues de Casablanca. Tracts, prospectus et autres supports imprimés sont distribués aux passants, puis abandonnés sur les trottoirs et les boulevards.
Derrière cette présence massive de papier dans l’espace public, les agents de propreté sont chargés de remettre les rues en état. Un travail qui s’intensifie à mesure que le scrutin approche, avec un pic attendu lors de la dernière journée de campagne.
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Une pression qui s’intensifie à l’approche du scrutin
Pour les équipes de nettoyage, les derniers jours de campagne sont particulièrement éprouvants. Après plusieurs journées marquées par la distribution intensive de documents électoraux, les rues nécessitent des interventions répétées.
Abdelaziz, agent de propreté à Casablanca, décrit une situation qui atteint son niveau maximal à l’approche du vote.
« Le dernier jour, c’est-à-dire le 23, c’est le pire jour en termes de saleté, de tracts et de tout le reste. Tout explose », confie-t-il.
Les agents doivent alors intervenir sur des espaces qui peuvent être rapidement recouverts de nouveaux déchets après leur passage. Une situation qui transforme le nettoyage des boulevards en une tâche particulièrement répétitive.
Des rues nettoyées le matin, de nouveau sales quelques heures plus tard
Au-delà du volume de papier, les agents interrogés mettent en avant la frustration provoquée par la répétition du phénomène. Le travail réalisé pendant plusieurs heures peut être remis en cause en quelques minutes avec la reprise de la distribution.
Hassan témoigne de cette impression de recommencer sans cesse le même travail. « Ils détruisent notre journée de boulot. On nettoie tout le matin notre boulevard, et après la prière d’Al Asr, ils sortent jeter les déchets partout… C’est comme si on n’avait rien fait de la journée », explique-t-il.
Pour ces travailleurs, le problème ne se limite donc pas à une simple augmentation ponctuelle de la quantité de déchets. La multiplication des passages est également source de fatigue, alors que les équipes doivent maintenir les mêmes espaces propres tout au long de la journée.
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Les conditions de distribution au cœur des critiques
Les témoignages recueillis soulèvent également la question de l’organisation de la distribution des tracts. Pour les agents, une partie des documents distribués ne termine pas entre les mains des électeurs, mais directement sur la chaussée.
Fatima, agent de propreté, décrit les pratiques qu’elle observe sur le terrain. « La nature des personnes qui distribuent les tracts, ce sont des jeunes, souvent accros à la drogue, qui veulent juste l’argent de la journée et se débarrasser des tracts en jetant tout par terre », affirme-t-elle. Cette déclaration constitue son témoignage et ne permet pas, à elle seule, de généraliser ce constat à l’ensemble des distributeurs mobilisés pendant la campagne.
Une autre facture de la campagne électorale
À Casablanca, les déchets liés à la campagne donnent ainsi une dimension très concrète à une activité politique principalement visible à travers les meetings, les affiches et les opérations de proximité.
Pour les agents de propreté, la campagne électorale signifie aussi davantage de passages, davantage de papier à ramasser et la nécessité de reprendre certaines zones plusieurs fois dans la même journée.
À l’approche du scrutin, Abdelaziz, Hassan, Fatima et leurs collègues restent donc en première ligne pour remettre les rues en état. Derrière les dernières heures de mobilisation électorale se joue ainsi une autre réalité, moins visible : celle des travailleurs chargés d’effacer, jour après jour, les traces laissées dans l’espace public.
Les FAR lancent un concours pour recruter des soldats en 2027. Les candidats doivent remplir plusieurs conditions et s’inscrire en ligne avant le 23 octobre.
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