Burkini : Tahiti Beach Club au cœur de la polémique
Tahiti Beach Club © DR
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Une controverse oppose des clientes au Tahiti Beach Club de Casablanca concernant l’accès à la piscine en burkini. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’établissement refuse l’accès aux femmes portant cette tenue de bain, en indiquant que cette interdiction découle du règlement intérieur.
Pour vérifier cette affirmation, LeBrief a consulté le règlement affiché à l’entrée du club. Le document mentionne notamment l’obligation de porter une « tenue de bain conforme » pour accéder à la piscine et à la plage, ainsi qu’une « tenue propre et décente ». Il détaille également les règles relatives aux enfants, aux animaux, aux horaires d’ouverture et aux objets interdits. En revanche, aucune disposition ne mentionne explicitement l’interdiction du burkini.
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Ce manque de transparence interroge sur l’information communiquée aux clients. Lorsqu’un établissement privé restreint l’accès à certaines tenues de bain, cette restriction ne devrait-elle pas figurer clairement dans son règlement intérieur afin d’éviter toute ambiguïté ? Au-delà de l’enseigne Tahiti Beach Club, cette situation relance le débat sur l’accès des femmes portant un burkini aux espaces de baignade privés au Maroc. Pour de nombreuses familles, cette tenue représente le seul moyen de profiter d’une piscine tout en respectant leurs convictions personnelles.
À ce stade, les raisons précises ayant conduit le Tahiti Beach Club à appliquer cette interdiction n’ont pas été communiquées publiquement. Quoi qu’il en soit, LeBrief a sollicité la direction de l’établissement afin d’obtenir sa position sur cette politique d’accès, ainsi que des précisions sur l’absence de mention explicite du burkini dans le règlement intérieur affiché. Cet article sera mis à jour dès réception de sa réponse.
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On sent malheureusement que le racisme et la discrimination existent au sein de notre pays. Beaucoup confondent encore ouverture d’esprit et rejet des convictions des autres.
Le burkini, lorsqu’il respecte les règles d’hygiène et le règlement de l’établissement, ne devrait pas être un sujet de polémique. Dans de nombreux pays, les mentalités évoluent : chacun est libre de vivre selon ses convictions, tant qu’il respecte les règles communes.
Le véritable vivre-ensemble ne consiste pas à imposer une seule façon de vivre, mais à accepter que des personnes puissent faire des choix différents des nôtres..