OCP lance une levée obligataire de 5 milliards de dirhams
Stand de l'OCP au SIAM 2026 © OCP
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Le groupe OCP prépare une levée obligataire pouvant atteindre 5 milliards de dirhams pour financer une nouvelle étape de son programme de développement et de transformation. L’opération, visée par l’Autorité marocaine du marché des capitaux, se déroulera du 11 au 15 juin 2026 et s’adresse exclusivement aux investisseurs qualifiés de droit marocain.
Cette émission prend la forme d’un programme d’obligations subordonnées perpétuelles. Elle doit permettre au leader mondial des phosphates de soutenir ses investissements industriels et d’accélérer plusieurs chantiers jugés stratégiques, notamment l’extension de ses capacités de production, le recours aux énergies renouvelables, le développement de l’ammoniac vert et le renforcement des infrastructures liées à l’eau.
Une levée obligataire au service de la transformation industrielle d’OCP
Par cette opération, OCP cherche à mobiliser des ressources de long terme pour accompagner une phase de transformation engagée depuis plusieurs années. Le groupe mise sur un modèle plus intégré, fondé à la fois sur la montée en capacité de ses unités industrielles et sur une réduction progressive de sa dépendance aux énergies conventionnelles et aux ressources hydriques classiques. Le choix d’un instrument subordonné et perpétuel illustre une volonté de consolider durablement sa structure financière, dans un contexte d’investissements lourds.
Les fonds levés doivent notamment soutenir des projets liés à l’autonomie hydrique, un enjeu devenu central au Maroc sous l’effet du stress hydrique persistant. Ils accompagneront aussi le développement de l’ammoniac vert, considéré comme un levier important pour la décarbonation des procédés industriels du groupe. En parallèle, OCP poursuit l’intégration des énergies renouvelables dans son dispositif productif, avec l’objectif d’améliorer sa compétitivité tout en réduisant son empreinte carbone sur des marchés internationaux de plus en plus exigeants.
Dessalement, irrigation et économie d’eau : le Maroc transforme sa politique hydrique pour renforcer sa résilience face au stress climatique.
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