La Confédération des TPE-PME critique le PACTE TPME
Confédération marocaine des TPE-PME © DR
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La Confédération marocaine des TPE-PME (CM-TPME) a exprimé de vives inquiétudes quant au contenu et à la structuration du PACTE TPME, lancé fin avril 2026. Derrière l’ambition affichée de soutenir les très petites, petites et moyennes entreprises, l’organisation estime que le dispositif passe à côté de sa cible principale : les TPE, qui constituent pourtant l’écrasante majorité du tissu économique national.
Selon la Confédération, les représentants des très petites entreprises ont été écartés dès la phase de conception, contrairement à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), impliquée dans le déploiement du programme. Elle pointe également l’absence du département ministériel en charge de la petite entreprise, au profit d’autres acteurs institutionnels, ce qui traduit, selon elle, un déséquilibre dans la gouvernance.
Un dispositif limité face à une crise massive
Le PACTE prévoit d’accompagner environ 800 entreprises par an entre 2026 et 2030. Un chiffre jugé dérisoire au regard des plus de 4 millions de TPE recensées au Maroc. Pour la CM-TPME, cette portée restreinte contraste fortement avec la communication déployée autour du programme, qui donne l’impression d’une couverture nationale étendue.
Lire aussi : Lancement à Rabat du plan PACTE TPME pour soutenir les entreprises
Dans le même temps, les indicateurs économiques restent préoccupants : des dizaines de milliers d’entreprises ont cessé leur activité en 2025, tandis que la majorité des TPE évoluent dans une situation précaire, avec un accès limité au financement et aux marchés publics.
Autre point critiqué : les conditions d’accès au Fonds d’investissement, qui imposent un seuil minimal élevé, excluant de facto une grande partie des petites structures.
La Confédération alerte également sur l’évolution du rôle de Maroc PME, désormais davantage orienté vers l’accompagnement de projets d’investissement que vers le soutien direct aux entreprises existantes.
Face à ces constats, la CM-TPME appelle à une refonte du dispositif, en insistant sur la nécessité d’intégrer les représentants des TPE, d’assouplir les conditions d’accès aux financements et de prioriser les problématiques structurelles qui freinent leur développement.
Un an après leur lancement, les principaux chantiers ferroviaires du Grand Casablanca avancent avec 20 milliards de dirhams d’investissement.
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