Rien ne va plus entre le chef du gouvernement et le ministre de la Justice. Ce dernier reproche à son patron d’avoir pris l’initiative d’intervenir pour désamorcer la colère des avocats et suspendre l’acheminement du projet de loi réformant la profession sans l’avoir consulté au préalable. On assiste à un moment politique révélateur des lignes de fracture d’un exécutif pourtant censé fonctionner à l’unisson.
Selon les proches collaborateurs du ministre PAMiste, il ne s’agit nullement de contester la nécessité d’apaiser une tension sociale. La question n’est pas tant celle de la décision que de sa méthode. Intervenir directement sur un dossier piloté par le ministre qui a exercé durant de longues années le métier d’avocat, sans coordination préalable, revient à transformer un geste de conciliation en démonstration d’autorité verticale. Et dans une coalition gouvernementale où la cohésion affichée est capitale, le symbole pèse lourd.
Ceci étant, le ministre de la Justice a commis une erreur fatale en rompant l’approche participative dans l’élaboration du projet de loi. Les robes noires dénoncent des dispositions portant atteinte à l’indépendance de la profession. Suite aux garanties apportées par le chef du gouvernement, les avocats ont repris le travail après plusieurs semaines de grève et après avoir battu le pavé devant le Parlement à Rabat.
D’ailleurs, la grogne ne se limite plus aux avocats. Sortant de leur réserve, les adouls ont décidé à leur tour de passer à l’offensive. L’instance représentative de la profession a lancé un ultimatum sous forme de débrayage. Un black-out administratif est donc programmé sur tout le territoire national. Mercredi et jeudi, aucun acte ne sera signé et les bureaux des adouls resteront clos. Ce coup de semonce vise à marquer le rejet total de la trajectoire actuelle du ministère dans son approche pour réformer la profession d’adoul.
Pour revenir à la cohésion gouvernementale, il y a matière à approfondir la réflexion. Gouverner ne consiste pas seulement à éteindre les incendies. Cela suppose de préserver la crédibilité de ceux qui sont chargés de porter les réformes. Lorsqu’un arbitrage tombe de manière unilatérale, il ne calme pas seulement la contestation extérieure, il installe un doute intérieur. Quelle marge réelle pour défendre un texte ? Quelle constance dans la parole publique ? La collégialité gouvernementale cesse alors d’être un principe pour devenir un décor.
Certains verront dans cette séquence une preuve de pragmatisme, d’autres un signe de fébrilité. C’est en définitive un mélange des deux. A force de privilégier la gestion immédiate des tensions, on donne le sentiment que l’action publique se réduit à une navigation à vue, guidée par le thermomètre social plus que par une vision structurée. Cela rassure à court terme, mais fragilise à long terme la capacité de l’exécutif à engager des transformations ambitieuses.
Au fond, cette séquence dépasse le différend personnel ou institutionnel qu’elle semble incarner. Elle révèle une pratique politique où l’urgence supplante la stratégie, où l’arbitrage prime sur la concertation, et où l’apparence de stabilité tient lieu de cap. Or la stabilité affichée n’est pas toujours synonyme de solidité.
La vérité est plus sèche. Un gouvernement qui désavoue ses propres relais pour calmer un front sectoriel n’éteint pas seulement un conflit. Il expose ses failles.
Et dans l’arène politique, les failles ne restent jamais théoriques. Elles deviennent des précédents, puis des habitudes. Jusqu’au jour où l’on découvre que l’autorité n’a pas été consolidée, mais simplement mise en scène et qu’une mise en scène, tôt ou tard, cesse de convaincre. Reste à savoir si cette action n’est pas un échauffement pour la bataille électorale à venir. L’alliance RNI-PAM ne vaut plus rien quand il s’agit de rafler les voix d’un électorat plus que jamais fracturé.
Il y a des victoires qui procurent de la joie et puis il y a celles qui rendent tout un peuple fier. En éliminant les Pays-Bas avec autorité, en dominant le match dans la possession…
Le 24 juin, le Venezuela a subi le plus puissant séisme de son histoire contemporaine. Deux secousses de magnitude 7,2 puis 7,5, séparées de seulement 39 secondes, ont fait, au dernier bilan, 1.943 morts, 10.500…
Deux moutons, deux années, deux fêtes ratées. Voilà le vrai bilan d’une coalition, celle qui devait tenir bon, gouverner sérieusement et livrer des résultats. Elle a surtout livré des files d’attente interminables, des prix qui…
En apprenant que le Maroc allait enfin revenir au GMT, à vrai dire, on a tous soupiré de soulagement. On a souffert depuis 2018, il était temps quand même ! Chaque changement d’heure ramenait les…
Il fut un temps où participer à une Coupe du monde relevait de l’exploit. 32 équipes, un billet difficile à décrocher et la certitude de retrouver l’élite du football mondial. Puis la FIFA a estimé…
24 heures avant les dix ans du référendum sur le Brexit, le chef du parti travailliste Keir Starmer a annoncé sa démission. La veille, Donald Trump l’avait annoncé à sa place sur Truth Social. Une…
La semaine dernière, la Chambre des conseillers a rejeté deux propositions de loi portées par l’opposition syndicale. Il s’agit de deux textes en gestation depuis 2022, portant sur le plafonnement des prix des carburants et…
Pour une fois qu’un Marocain n’avait rien demandé à personne, il se retrouve sur toute la toile ! Mais où est Mohamed ? C’est la question qui semble mobiliser la terre entière… parce que la…
Une Coupe du monde ne se joue pas uniquement sur la pelouse et les Marocains l’ont prouvé ! La coupe se joue aussi, et surtout dirions-nous, dans les rues, les fan zones et les places…
Notre ministre de la justice est allé trop loin
Notre chef de gouvernement à par ses affaires personnelles ne sait pas sur quels pieds danser et ne connait de la politique que le nom…
Le reste se contente de toucher leur salaire et de se débrouiller des petites affaires pour arrondir leur fin de mois.
Les parlementaires et autres officiels ce n’est même pas la peine d’en parler .
On est beau