Conseil des ministres : voici les 5 points à retenir
Le roi Mohammed VI © Capture d'écran SNRT
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1 Le PLF 2026
Présenté par la ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah, lors du Conseil des ministres, le Projet de Loi de Finances 2026 s’inscrit dans la continuité des derniers discours du Trône et de l’ouverture parlementaire. Conçu dans un contexte international incertain, il repose sur une hypothèse de croissance nationale de 4,8%, tirée par la demande intérieure et le dynamisme des activités non agricoles.
L’inflation, contenue à 1,1% fin août et un déficit budgétaire en baisse à 3,5% du PIB illustrent, selon la ministre, « une trajectoire économique maîtrisée ». Le texte s’inscrit dans la perspective du Maroc Emergent, visant à accélérer les grands chantiers économiques et sociaux pour un développement équilibré et solidaire.
4 priorités structurent ce PLF 2026
- La consolidation des acquis économiques avec, notamment, le soutien à l’investissement privé, le déploiement de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert et l’appui renforcé aux TPME, notamment via un nouveau dispositif d’assistance technique et financière.
- Le lancement d’une nouvelle génération de programmes territoriaux intégrés, en lien avec la régionalisation avancée, pour stimuler l’emploi des jeunes et des femmes et améliorer les infrastructures locales.
- Le renforcement des piliers de l’Etat social, avec la généralisation de la protection sociale, la revalorisation des aides aux enfants et le soutien aux familles vulnérables.
- La poursuite des réformes structurelles, notamment celle de la Loi organique des finances et des Etablissements et Entreprises publics, afin d’ancrer la performance et la transparence dans la gestion publique.
Ce Conseil des ministres a aussi été l’occasion d’informer de l’effort budgétaire qui sera consacré aux secteurs de la santé et de l’éducation, à hauteur de 140 milliards de dirhams, accompagné de la création de 27.000 postes. Deux nouveaux CHU (Agadir et Laâyoune) entreront en service, tandis que le chantier du futur CHU Ibn Sina à Rabat se poursuivra. Le gouvernement prévoit également la rénovation de 90 hôpitaux et l’accélération de la réforme éducative, notamment la généralisation de l’enseignement préscolaire.
2 Les réformes politiques
Le Conseil a approuvé 4 projets de lois organiques touchant à la vie politique et institutionnelle du pays, à l’occasion de ce Conseil des ministres. Deux d’entre elles concernent la Chambre des Représentants et les partis politiques.
La première vise à moraliser la vie parlementaire, à savoir que toute personne ayant fait l’objet d’un jugement entraînant la perte d’éligibilité sera désormais exclue des listes électorales. Les sanctions pour atteinte à l’intégrité du scrutin seront durcies, afin de restaurer la confiance dans les institutions et garantir la probité des futurs élus.
Aussi, les circonscriptions régionales seront exclusivement réservées aux femmes, afin de consolider leur présence au sein du Parlement.
Les jeunes de moins de 35 ans bénéficieront, eux, de conditions de candidature simplifiées et d’un soutien financier couvrant 75% de leurs dépenses de campagne. Une manière de renouveler la classe politique et d’encourager l’engagement des nouvelles générations.
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Le projet relatif aux partis politiques introduit, quant à lui, des réformes de gouvernance et de financement. Il renforce la transparence comptable, encourage la participation des jeunes et des femmes à la création et à la direction des formations politiques et ambitionne de moderniser l’action partisane pour l’adapter aux mutations sociales et culturelles du pays.
Les deux autres lois organiques concernent la Cour constitutionnelle et l’exception d’inconstitutionnalité. Elles précisent les conditions dans lesquelles un citoyen peut contester une loi jugée contraire aux libertés fondamentales, tout en améliorant le fonctionnement interne de la Cour.
3 Le domaine militaire
2 projets de décrets ont également été adoptés lors du Conseil des ministres, concernant le secteur militaire, afin de moderniser ses structures de défense tout en valorisant le capital humain.
Le premier texte établit un statut particulier pour les fonctionnaires de la direction générale de la sécurité des systèmes d’information. L’objectif est d’attirer et de fidéliser les compétences spécialisées dans la cybersécurité, en leur offrant un cadre de recrutement plus flexible et une indemnité incitative adaptée à la technicité de leurs missions.
Le second décret concerne l’Ecole royale du service de santé militaire, dont l’organisation est alignée sur la réforme nationale du système de santé. Les élèves officiers bénéficieront désormais d’une situation financière similaire à celle de leurs homologues des autres écoles militaires. Le texte prévoit aussi la création d’un Conseil de la recherche scientifique dédié à la définition et au suivi des axes de recherche médicale militaire.
4 La diplomatie et la coopération
Le Conseil des ministres a également approuvé 14 accords internationaux, dont 10 bilatéraux et quatre multilatéraux, reflétant la stratégie d’ouverture et de partenariat du Royaume.
Les accords bilatéraux couvrent des domaines aussi variés que la coopération judiciaire, militaire, la sécurité sociale, les services aériens, la reconnaissance réciproque des permis de conduire ou encore l’élimination de la double imposition.
Les conventions multilatérales, elles, s’inscrivent dans une logique d’influence et de rayonnement africain puisque le Maroc abritera prochainement les sièges de l’Organisation africaine des Institutions supérieures de contrôle des finances publiques et des Conseils économiques et sociaux d’Afrique.
Le Royaume a également adhéré au Protocole de Londres sur le transport maritime de passagers et à la Convention de Genève relative à l’identification des gens de mer, marquant sa volonté de consolider sa présence dans les organisations internationales et de soutenir le commerce et la mobilité au niveau global.
5 Les nominations : le retour de Aït Taleb
En vertu de l’article 49 de la Constitution, lors du Conseil des ministres, le roi Mohammed VI a procédé à un vaste mouvement de nominations dans l’administration territoriale. 15 Walis et Gouverneurs ont été désignés dans différentes régions et provinces du Royaume.
Parmi eux, une confiance renouvelée pour Khalid Aït Taleb qui a été nommé Wali de Fès-Meknès. Khatib El Hebil est nommé Wali de Marrakech-Safi et Mhamed Atfaoui Wali de la région de l’Oriental. Des nominations ont également concerné des provinces sensibles ou en pleine relance, telles qu’Al Haouz, Azilal, Chefchaouen ou encore Casablanca-Anfa.
Toujours sur proposition du Chef du gouvernement et à l’initiative de la ministre de l’Economie et des Finances, le Souverain a nommé Tarik Senhaji au poste de président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), confirmant le choix d’un profil expérimenté pour accompagner la modernisation de la place financière de Casablanca et renforcer la transparence du marché.
Voici la liste complète des nominations lors du Conseil des ministres
1-Khatib El Hebil, Wali de la région Marrakech-Safi, gouverneur de la préfecture de Marrakech.
2-Khalid Ait Taleb, Wali de la région Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès.
3-Mhamed Atfaoui, Wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture Oujda Angad.
4-Fouad Hajji, gouverneur de la province d’Al Hoceima.
5-Hassan Zitouni, gouverneur de la province d’Azilal.
6-Sidi Saleh Daha, gouverneur de la province d’El Jadida.
7-Abdelkhalek Marzouki, gouverneur de la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa.
8-Mohamed Alami Ouaddan, gouverneur de la province de Zagora.
9-Mustapha El Maaza, gouverneur de la province d’Al Haouz.
10- Rachid Benchikhi, gouverneur de la province de Taza.
11- Mohamed Zhar, gouverneur de la préfecture d’Inezgane-Aït Melloul.
12-Mohamed Khalfaoui, gouverneur de la province de Fahs-Anjra.
13-Zakaria Hachlaf, gouverneur de la province de Chefchaouen.
14-Abdelaziz Zerouali, gouverneur de la province de Sidi Kacem.
15-Abdelkrim Ghannami, gouverneur de la province de Taounate.
16- Tarik Senhaji, Président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux.
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