Le ton monte entre syndicalistes de la santé et la Direction du médicament et de la pharmacie

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Le bras de fer entre le syndicat de la Santé affilié àl’Union marocaine du travail (UMT) et laDirection du médicament et de la pharmacie (DMP) s’envenime davantage. En effet, depuis la semaine dernière, les échanges entre ces deux parties sont devenus plus intenses à la suite du licenciement «injustifié» de Mohamed Wadie Zerhouni, chef de la division de la pharmacie, et de Meryem Baghdadi, cheffe du service des visas, de l’homologation et des autorisations relevant de la même division, le jeudi dernier. Lors d’un sit-in organisé à Rabat, les syndicalistes ont vivement dénoncé cette décision. Ils ontmartelé que les deux responsables ont été écartés non pas pour faute grave, mais pour avoir refusé de signer à postérioril’autorisation de mise sur le marché des produits Conmedic,un fabricant de masques chirurgicaux et de masques FFP2, alors que ni le dossier de ce dernier n’avait été déposé, ni ses droits d’enregistrement réglés à temps.
Bien que la branche syndicale ait reproché à la DMP depuis plusieurs années déjà ses multiples dysfonctionnements et déséquilibres, il semblerait que ce dernier acte de licenciement ait été la goutte qui a fait déborder le vase. Ainsi, après le sit-in de vendredi dernier, l’UMT a souligné dans un communiqué de presse, dont Lebrief.ma détient une copie,les principaux points abordés par le syndicat de la Santé et le directeur des ressources humaines du département de Khalid Aït Taleb. Ledit communiqué condamne «le harcèlement moral et l’abus administratif dont ont été victimes les deux fonctionnaires, allant jusqu’à la menace et l’intimidation». Les syndicalistes ont également exprimé leur indignation face à «l’exploitation d’une armée d’employés de sécurité et d’hygiène» par la DMP et «l’utilisation de moyens techniques pour l’espionnage des fonctionnaires».
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Bouchra Meddah, principale responsable des dysfonctionnements de la DMP
Dans son communiqué, le bureau syndical du ministère de la Santé a spécifiquement pointé du doigt la directrice de la DMP, Bouchra Meddah, l’accusant d’«obstruer la signature des autorisations de certaines sociétés malgré leur réception dans des délais légaux et raisonnables». La même source dénonce que Meddah justifie ces retards par «un relâchement des fonctionnaires» de sa division, et va même appeler les chefs d’entreprises concernés à soumettre «des plaintes mensongères contre certains cadres». Selon les syndicalistes, les défaillances de la Direction du médicament et de la pharmacie sont très nombreuses et extrêmement dangereuses. Ils évoquent dans ce sens «l’interruption ou la suspension, depuis le 5 février dernier» du système informatique de la DMP qui sert àstocker les données liées aux dispositifs médicaux, aux produits cosmétiques et d’hygiène corporelle, du service des visas, de l’homologation et des autorisations.
Notre rédaction a tenté à plusieurs reprises de contacter la DMP ainsi que Bouchra Meddah pour avoir leurs versions des faits et avoir plus de détails sur les raisons du limogeage de Zerhouni et de Baghdadi, mais nos appels sont restés sans réponses.
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Enfin, rappelons que la Direction du médicament et de la pharmacie fait depuis octobre 2020 l’objet d’une investigation conduite par une commission parlementaire, présidée par l’USFPiste, membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, Ibtissam Merras. Cette enquête intervient après la signalisation de l’implication de la DMP dans plusieurs affaires de fraude, de corruption et de passation illégales de marchés, entre autres. Des sources proches de ce dossier ont révélé que les responsables de la DMP entravent l’investigation des membres de ladite commission parlementaire, et ce en refusant de leur fournir les documents des marchés octroyés par la direction.
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