Le tourisme marocain à la croisée des chemins

A
A
A
A
Alors que l’arrêté du compte satellite du tourisme vient d’être publié par le Haut-Commissariat au Plan (HCP),les professionnels du secteur n’ont pas la tête à ça. Se basant sur les chiffres du HCP, La Vie Eco précise que la contribution du Produit intérieur brut (PIB) touristique au PIB national a connu une légère hausse pour se situer à 7,1% en 2019 contre 6,9% une année auparavant, et le PIB touristique s’est chiffré à 81,4 milliards de dirhams (MMDH) en 2019. «Mais tout ça, c’est derrière nous et les beaux jours du tourisme marocain aussi», commente un hôtelier marrakchi. Les professionnels du tourisme, tous métiers confondus, espèrent une sortie de crise rapide pour un secteur aujourd’hui à l’agonie.
Nadia Fettah Alaoui ne promet rien
Invitée ce mardi matin à prendre la parole à distance à l’ouverture des TMD, la ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Économie sociale, Nadia Fettah Alaoui, a évoqué les mesures sanitaires et d’accompagnement sociales et financières au secteur, mais n’a pas dit un mot sur la révision du contrat-programme réclamée par les professionnels pour une véritable relance du secteur. Elle a tout simplement noté que le virus persiste. «Nous espérions que cette relance arriverait post-crise pour que nous puissions rouvrir nos hôtels et nos villes», a-t-elle dit lors de cet événement, tout en insistant sur le fait que la priorité reste la gestion de la crise sanitaire. Ceci étant, la ministre a affirmé que les prémices d’un nouveau tourisme se dessinent, un tourisme plus responsable, plus durable, mais également un tourisme plus digital et plus moderne, relève Finance News Hebdo. «Cet événement, c’est du réchauffé… Toujours les mêmes discours, rien de nouveau…», nous a affirmé un participant sous couvert d’anonymat. Contacté par LeBrief, Fouzi Zemrani, Vice-président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), a une appréciation complètement à l’opposé. Notre interlocuteur nous a assuré que même s’il n’a pas pu prendre part aux TMD, alors qu’il a été convié, l’événement a été une réussite. «J’ai suivi l’événement à distance. Le format est bon, le contenu est excellent et j’ai bien aimé l’optimisme qui a régné. Cet événement a regroupé de nouveaux visages du tourisme marocain. C’est une excellente chose aussi d’avoir impliqué des producteurs touristiques comme Expedia et d’avoir donné la parole au patron de l’Office de tourisme du Portugal», a ajouté Zemrani. Pour lui, le mot confiance est la clé de tout. «Le contrat-programme peut être révisé pour préserver les emplois et l’outil de travail, mais la relance dépendra du degré de confiance du gouvernement dans le secteur du tourisme et de la confiance des partenaires et touristes dans la destination Maroc», a conclu le Vice-président de la CNT.
Fidélité à la destination Maroc
Pour la ministre du Tourisme, la fidélité à la destination Maroc ne s’est jamaisdémentie. «Les premiers touristes internationaux sont revenus depuis quelques semaines. Nos partenaires locaux et internationaux dans l’hôtellerie, les tour-opérateurs, mais aussi les transports aériens ont reconfirmé leur intérêt et leur fidélité à un long partenariat historique avec notre pays», s’est félicitée Nadia Fettah Alaoui. Enfin, la ministre a recommandé à l’ensemble des opérateurs de s’inscrire dans le projet « Welcome safely », ce nouveau label aux standards internationaux essentiels à appliquer dans la majorité des établissements hôteliers au Maroc vu le contexte concurrentiel du monde du tourisme.
À noter que cette deuxième édition des TMD a réuni les professionnels du tourisme autour des questions stratégiques du secteur. Contrairement à l’édition 2019, cette année, coronavirus oblige, une partie des intervenants étaient présents en plateau avec un public qui a assisté aux échanges et une autre partie a pris part à l’événement en vidéo-conférence.
A Casablanca, les prix de la viande bovine ont reculé de trois dirhams le kilo au marché de gros entre le 1er et le 8 juillet. La viande ovine baisse aussi légèrement.
Rédaction LeBrief - 8 juillet 2026Le Maroc, nouvel « État connecteur », tire profit des recompositions économiques mondiales, mais doit renforcer la productivité pour maintenir sa croissance. Les détails.
El Mehdi El Azhary - 8 juillet 2026FEIP 2026, PACK EXPO et Global Green Plast réuniront à Casablanca plus de 320 exposants de 32 pays pour promouvoir innovation, recyclage et industrie durable.
Mouna Aghlal - 8 juillet 2026La nouvelle Peugeot 308 se réinvente avec un design modernisé, des technologies avancées, un confort renforcé et une motorisation diesel pensée pour le marché marocain.
Mouna Aghlal - 8 juillet 2026Le Crédit Agricole du Maroc et Visa ont signé, ce mardi 7 juillet, un accord de partenariat de long terme destiné à accélérer la transformation…
Wissal Bendardka - 7 juillet 2026L'ONEE lance un appel d'offres international pour la STEP « El Menzel » (362 MW) près de Séfrou, renforçant le stockage énergétique et la transition électrique nationale.
Wissal Bendardka - 7 juillet 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026