Tourisme : une reprise progressive et prometteuse

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Enfin un espoir pour les acteurs touristiques nationaux. Ce samedi 10 octobre, l’aéroport de Marrakech-Menara a accueilli son premier groupe de touristes étrangers après l’assouplissement des restrictions de voyage au Maroc. L’arrivée de ces 160 Françaiss’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour relancer progressivement le tourisme national après plus de sept mois de suspension des liaisons internationales aériennes, terrestres et maritimes en raison de la pandémie de la Covid-19, rapporte Aujourd’hui le Maroc dans son édition de ce lundi 12 octobre. Le journal indique que c’est la compagnie Royal Air Maroc qui a assuré ce premier vol.
Un évènement marquant
Pour marquer cet évènement, une haie d’honneur a été mobilisée. Ainsi, des responsables de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), du ministère du Tourisme, de la Royal Air Maroc (RAM), de l’Office national des aéroports (ONDA), du Conseil régional du tourisme (CRT) de Marrakech-Safi et du Confédérationnationale du tourisme (CNT) se sont tous déplacés à Marrakech pour accueillir les premiers touristes qui ont choisi le Maroc pour leur séjour touristique.
Cité par Médias24, Adel El fakir, directeur général de l’ONMT, a soutenu en marge de l’arrivée du groupe français qu’il était important pour son instance «mais aussi pour le ministère de tutelle, la RAM, l’ONDA et les professionnels du tourisme d’être là pour accueillir ces touristes et montrer au monde que le Maroc est mobilisé pour bien accueillir ses hôtes et déployer toutes les mesures qui s’imposent pour assurer leur sécurité sanitaire et faire en sorte que leur séjour se passe dans les meilleures conditions». Et d’assurer : «nous sommes, tous ensemble, déterminés, à mettre en place les jalons d’une reprise graduelle et pérenne».
Les efforts de la RAM
Pour encourager et attirer davantage de voyageurs, la RAM a annoncé la mise en place de nouvelles mesures plus flexibles «afin de permettre à ses clients de réserver leur prochain voyage en toute sérénité», indique Le360. Désormais, la date de départ et la destination peuvent être modifiées avant le départ autant de fois que possible et sans pénalités. «Il n’y a plus aucune restriction à la destination, à la date d’émission ou à la date de voyage», affirme la même source. En cas de non-disponibilité de la classe de réservation originale, une différence de tarifs peut être appliquée. Ces nouveaux dispositifs ont déjà pris effet et concernent «les billets émis ainsi que les nouveaux», souligne la RAM. De plus, un bon d’achat peut être émis si les futurs plans de voyage du client ne sont par encore fixés. Le bon d’achat en question reste valable pendant 12 mois, et offre la possibilité d’obtenir «un remboursement en espèces à la fin de sa validité, s’il n’a pas été utilisé».
Le tourisme, un secteur qui peine à se relever
Bien que la reprise des liaisons internationales soit une bonne nouvelle pour les opérateurs du tourisme national, les dispositions adoptées par le gouvernement pour stimuler leur secteur ont du mal à combler les pertes qu’ils ont accusées. En effet, la pandémie a couté près de 18,2 milliards de dirhams au tourisme national – qui contribue à 11% du PIB du Maroc – au cours des sept premiers mois de 2020, soit une baisse de 44,1% de son chiffre d’affaires annuel.
Selon 2M, un rapport du Fonds Monétaire Arabe (FMA) souligne que le Royaume a entrepris une série de mesures pour atténuer les répercussions de la pandémie de la Covid-19 sur ledit secteur. De nombreuses mesures ont été instaurées «pour augmenter le nombre des nuitées hôtelières provenant des touristes marocains et proposer des offres et produits touristiques adaptés aux coutumes, traditions et aux habitudes de consommation et de voyages des touristes locaux», indique l’étude, qui porte sur «L’impact du secteur du tourisme sur la croissance économique des pays arabes». Toutefois, malgré les efforts de la tutelle pour sauver le tourisme marocain, qui est le quatrième secteur le plus touché par la pandémie, les hôteliers déplorent que leurs trésoreries sont désormais vides et demandent une intervention urgente du gouvernement pour ouvrir les frontières aériennes et alléger davantage la circulation intervilles.
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