Traite d’êtres humains : le Maroc doit définir sa stratégie contre ce fléau

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Ces dernières années, le Maroc a adopté un ensemble de lois pour lutter contre la traite des êtres humains etcontinue à lutter contre ce problème, qui va de l’exploitation des enfants au trafic de migrants. «L’ampleur du phénomène, son expansion et sa propagation au niveau international obligent tous les secteurs et organisations à fixer des normes de qualité et de précision et à rechercher les bonnes pratiques dans les pays leaders pour le combattre», a déclaré Mohamed Benabdelkader, ministre de la Justice, lors de la Journée mondiale contre la traite des êtres humains (30 juillet 2020).
Citées dans la livraison du 4 août du quotidien Le Matin,les données de la Commission nationale de coordination des mesures de prévention et de lutte contre la traite des êtres humains révèlent que le nombre devictimes de ce traficau Maroc est passé de 17 en 2017 à 80 en 2018. Et ce nombre a par la suite doublé pour atteindre 151 en 2019. «En ce qui concerne les personnes qui ont été poursuivies au cours des trois dernières années, 585, dont 144 femmes et 84 étrangers, ont été inculpées», soutient Benabdelkader.
Pour le ministre, en raison de l’ampleur du problème, le Maroc a besoin «d’une série de mesures axées, entre autres, sur la mise en place d’un mécanisme national d’orientation des victimes de la traite des êtres humains similaire à celui des pays leaders dans la lutte contre ce crime, un diagnostic et une évaluation appropriés qui reflètent l’ampleur du phénomène, l’élaboration d’une stratégie nationale globale et d’une législation nationalequi réponde aux normes internationales et aux meilleures pratiques».
L’appel d’Amina Bouayach
Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), a pour sa part avancé lors d’une conférenceorganisée àl’occasion de cette journée mondiale, qu’au cours des trois dernières années, plus de 700 personnes ont été victimes de la traite des êtres humains, dont 283 ont été victimes d’exploitation sexuelle, 58 ont été contraintes à la mendicité et 35 à la servitude, rapporte L’Opinion. Les mandats de recherche nationaux émis contre les suspects dans ces affaires s’élèvent à 137, contre 443 personnes mises en détention, ajoute le journal.
Bouayach a également insisté sur la nécessité de faire connaître cette forme moderne d’esclavage, notamment en raison de l’absence de signalement des cas d’exploitation sexuelle (visant en particulier les femmes et les enfants), de mariage forcé ainsi que d’autres formes de traite. Et de préciser que «cette démarche mettra en évidence les efforts et les contributions de ceux qui sont en première lignedans cettelutte contre la traite des êtres humains et à perpétuer une tradition nationale visant à honorer tous ceux qui travaillent à contrer cette violation flagrante des droits de l’Homme». La présidente du CNDH a en outre appelé à l’élaboration rapide d’une stratégie nationale de lutte contre ce genre de crimes.
La lutte du Maroc contre ce fléau est sur la bonne voix
Ana Fonseca, responsable de l’Organisation internationale pour les migrations au Maroc, a quant à elle salué les efforts du royaume contre la traite des êtres humains, notamment par le lancementces dernières années d’initiatives concrètes, dont l’adoption d’une stratégie nationale pour la migration et l’asile, la ratification de la loi criminalisant la traite des êtres humains et la création d’un comité national dédié à ce sujet. «Ces efforts confirment que le Maroc aborde sérieusement le phénomène de la traite des êtres humains», affirme Fonseca, notant que «ce crime qui a fait des milliers de victimes dans le monde nécessite une coopération et une coordination entre les pays».
Pour rappel, le Maroc s’est efforcé de renforcer sa législation nationale en publiant une loi pour lutter contre la traite des êtres humains le 25 août 2016. Cette législation définit ce crime tel que stipulé dans le protocole des Nations Unies afin de prévenir et de punir les responsables impliqués dans ce trafic illicite.
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