Prolongation de la suspension des droits d’importation du blé tendre
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Le lundi 4 mai, le ministère de l’Agriculture a annoncé la prolongation de la suspension des droits d’importation du blé tendre et ses dérivés au-delà du 15 juin. Ce jeudi 7 mai, le Conseil de gouvernement a examiné un projet de décret relatif à cette prolongation. Il s’agit de la troisième prolongation du genre. Le 2 janvier a marqué le début de la suspension des droits de douane, précédemment stabilisée à un taux de 35%. Une deuxième prolongation de 45 jours est intervenue le 27 mars.Puisle 1er avril les droits de douane sur le blé dur, les lentilles, les pois chiches, les haricots et les fèves ont été suspendus.
Cette mesure vise à garantir un approvisionnement normal du marché national du blé pendant la campagne agricole 2020-2021 ainsi qu’à assurer la stabilité des prix sur le marché local de manière à ce que le stock national puisse couvrir4,5 mois de consommation. La décision initiale de suspendre les droits de douane en janvier a été un moyen d’assurer un approvisionnement régulier en blé tendre en raison d’une campagne agricole impactée par la sécheresse. Cependant, la pandémie du nouveau coronavirus a exacerbé le problème et a poussé le gouvernement à prolonger la suspension à deux reprises.
Interviewé par Telquel, le Pr Nabil Boubrahimi, économiste, enseignant à la FSJES de Kénitra et chercheur associé auprès de l’Institut royal des études stratégiques (IRES), a indiqué qu’en plus de la sécheresse et du Covid-19, «il y a aussi le problème de l’approvisionnement sur le marché international et l’affolement des consommateurs».«Ce sont autant de variables, marginales en temps normal, qui militent pour maintenir la suspension, et qui s’ajoutent à une situation déjà compliquée», ajoute le professeur.
La hausse des importations et du déficit commercial accentue la pression sur le dirham, malgré des réserves de change solides et la progression des recettes touristiques.
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