Covid-19 : Les acteurs du tourisme demandent un plan de sauvetage

image defaut author user

Temps de lecture :

Abdellatif Kabbaj

A
A
A
A
A

Les mesures prises par le comité de veille économique pour lutter contre l’impact du Coronavirus sur l’économie nationale déçoivent les professionnels du tourisme. La perte en termes de chiffre d’affaires du secteur est estimée à plus de 34 milliards de dirhams.

Les premières mesures du Comité de veille économique pour faire face au Coronavirus portent sur la suspension du paiement des charges sociales (CNSS) et la mise en place d’un moratoire pour le remboursement des crédits bancaires au profit des entreprises. Des dispositions jugées insuffisantes par les professionnels du tourisme.

Interrogé quant à l’impact de ces mesures sur le secteur, Abdellatif Khabbaj, président de la Confédération nationale du tourisme (CNT) ne mâche pas ses mots : «Ils ne nous ont rien donné. Les professionnels du secteur du tourisme ne sont pas satisfaits». Et d’ajouter «On a fait nos calculs. Le secteur du tourisme va perdre 34 milliards de dirhams de chiffre d’affaires d’ici la fin de l’année, si nous ne nous reprenons pas comme il faut d’ici là, le secteur de l’hôtellerie perdra 15 milliards de dirhams. Tout est fermé, il n’y a plus rien, il n’y a plus d’avions, nous n’avons plus de clients. Les nationaux ont peur de sortir de chez eux. On va droit au mur», s’insurge Kabbaj sur les colonnes du site Médias24. La CNT souhaite que plusieurs mesures soient prises, et ce, dès lundi prochain, date de la prochaine réunion du comité de veille économique.

Les recommandations des professionnels

La Confédération nationale du tourisme a présenté une liste de doléances au Comité de veille économique à commencer par dégrèvements d’impôts (IR, IS, TVA) pour toute la période de crise. Une mesure qui permettra de soulager la trésorerie des entreprises et de maintenir les paiements d’un maximum de salaire, rapporte L’Économiste ce mercredi 18 mars 2020. La CNT espère que les banques seront plus flexibles et que le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) les accompagne dans cette période compliquée. La Confédération propose le report des échéances bancaires de 12 mois sans frais ni pénalités, le maintien des lignes de crédit et l’ouverture de lignes d’emprunts sur 12 mois, avec réduction du taux d’intérêt à 2% sur cette période. La CNT réclame également la mise en place par l’État d’un fonds de soutien en faveur des entreprises touristiques pour faire face aux conséquences de cette crise, ainsi qu’un dispositif de chômage partiel en prenant en charge une partie des salaires. Bref, les professionnels demandent un plan de sauvetage pour limiter les effets et sortir de la crise.

Avec le textile, le tourisme est l’un des secteurs les plus touchés par le Coronavirus. Le CNT a publié une estimation des pertes dans le secteur touristique pour cette année 2020. Le scénario progressif des baisses (mars-décembre 2020) indique une perte globale de près de 6 millions de touristes qui vont se traduire avec un total de nuitées perdues de 11,6 millions.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
LGV Kénitra-Marrakech : mise en service prévue en 2029

Économie - Le ministre du Transport, Abdessamad Kayouh, a annoncé que la LGV Kénitra-Marrakech, longue de 430 kilomètres, sera livrée en septembre 2029.

El Mehdi El Azhary - 25 mai 2026
Nador West Med : une deuxième ligne THT pour sécuriser l’alimentation électrique

Économie - Une nouvelle ligne très haute tension vient renforcer l’alimentation électrique de Nador West Med.

Ilyasse Rhamir - 25 mai 2026
Secteur foncier : la protection des données au cœur d’un nouveau partenariat

Économie - L’ANCFCC et la CNDP ont signé, le 25 mai 2026 à Rabat, une convention de coopération visant à renforcer la protection des données personnelles dans le secteur foncier.

El Mehdi El Azhary - 25 mai 2026
Immobilier de luxe : Marrakech attire une nouvelle clientèle internationale

Économie - Marché immobilier haut de gamme en plein essor à Marrakech, avec des prix en hausse et une demande internationale croissante.

Ilyasse Rhamir - 25 mai 2026
Morocco gaming expo 2026 : quand le Maroc fait le pari du jeu vidéo

Économie - Le Morocco gaming expo 2026 a confirmé l’essor du gaming au Maroc, présenté comme un levier de création d’emplois, d’innovation et de rayonnement culturel.

El Mehdi El Azhary - 25 mai 2026
Aïd Al Adha : la réalité du marché loin de l’utopie politique

À l'approche de Aïd Al Adha, le marché du bétail reste toujours sous pression malgré l'intervention de l'État.

Mouna Aghlal - 25 mai 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire