7 chômeurs sur 10 en quête d’un job depuis douze mois
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Le Maroc compte plus de 1,1 million de chômeurs à fin 2019 selon les chiffres du Haut Commissariat au Plan. Le nombre de chômeurs est en baisse de 2,6% sur un an. Le taux de chômage a aussi baissé de 0,3 point à 9,2%.
Après la publication de statistiques sur le marché du travail il y a quelques semaines, le HCP livre une analyse plus fine de la population au chômage. Les jeunes, les femmes et les diplômés sont les plus touchés par le chômage. Le fléau estplus grand dans les villes qu’en milieu rural. La quête du premier job reste très difficile. Six chômeurs sur dix sont en quête d’un premier emploi. «Ils sont en majorité des citadins à 85,2%, des jeunes âgés de 15 à 34 ans (92,9%) et des détenteurs d’un diplôme (91,9 %)», relève le HCP. De plus, 73% d’entre eux résident dans les régions Casablanca-Settat (21%), Rabat-Salé-Kénitra (18%), Fès-Meknès (12,9%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (12,4%) et Marrakech-Safi (8,7%).
Chômage longue durée
752 000 personnes sans emploi, soit 68% de la population totaleà la recherche d’un job, le sont depuis plus de douze mois. C’est dire que le noyau dur des personnes éloignées de l’emploi reste une vraie préoccupation. L’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail sont souvent mis en avant pour expliquer la faible absorption des nouveaux arrivants sur le marché du travail. D’un autre côté, la transformation relativement lente de l’économie explique aussi les difficultés des diplômés à s’insérer. Le taux de chômage parmi les diplômés est plus élevé que chez les personnes sans qualification. Le ralentissement de l’activité économique et la dégradation de la qualité de la croissance ne sont pas neutres sur le chômage. Il faut plus de points de croissance que par le passé pour créer le même nombre d’emplois.
Par ailleurs, le contenu en emploi de la croissance marocaine est plus faible comparé à plusieurs pays émergents. D’où les efforts pour accélérer la réforme du système éducatif et de formation pour renforcer les capacités des futures générations, mais aussi leur donner le goût d’entreprendre. La mise en place du Programme Intelaka pour accompagner et financer les TPE et les jeunes porteurs de projets va également servir ce dessein.
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