Les clés de réussite du programme d’appui aux entreprises

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Le programme intégré d’appui aux entreprisesfait la Une de la presse hebdomadaire de cette fin de semaine. «Les projets n’avancent pas sans l’intervention du Roi au Maroc», relève le magazine Challenge dans son éditorial. Un constat partagé également par l’éditorialiste de La Vie Éco: «Il aura donc fallu un sérieux coup de semonce royal pour que la machine se mette en marche». L’éditorialiste souligne que ce dispositif réglera une bonne partie du problème, mais reste insuffisant pour la réussite des jeunes porteurs de projets. «Si la TPME n’a pas les compétences qualifiées pour produire un bien ou service de qualité compétitif, ni d’appuis publics ou privés pour étendre ses débouchés et ses marchés et d’environnement propice qui l’encourage à innover et créer, alors lui accorder des crédits reviendrait seulement à l’endetter», explique-t-il.
Une chose est sûre: le succès de ce dispositif dépend de l’engagement des futurs bénéficiaires. Fraichement élu vice-président de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM), Mehdi Tazi insiste, dans les colonnes de La Vie Éco, sur «la posture exemplaire en matière de remboursement de crédits que doivent avoir les entreprises bénéficiaires des financements». Cité par l’Économiste, Zouhair Chorfi, secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, indique « qu’il va falloir responsabiliser les jeunes. Il ne s’agira pas d’ouvrir les robinets et de financer n’importe quoi. Les gens doivent intégrer que les prêts se remboursent». En véhiculant ces messages, les responsables ne veulent pas revivre l’expérience malheureuse de quelques projets, dontMoukawalati ou les crédits jeunes promoteurs.
Le tiers des crédits réservés aux TPME
Dans le cadre de ce nouveau programme, plus du tiers des crédits aux entreprises privées sont réservés aux TPME (37%), indique l’Économiste. Un pourcentage meilleur que celui de l’Italie (18%) ou de la Turquie (32%), mais reste encore loin de certains pays comme l’Espagne (55%) ou la Belgique (67%).Ce taux est appelé «en principe» à augmenter avec l’arrivée de ce programme intégré d’appui au financement des entreprises.
Rappelons que ce dispositif mise sur la création annuelle de 27 000emplois, en accompagnant chaque année 13 500 nouvelles entreprises. Il s’appuie sur un fonds spécial doté de 8milliards de dirhams sur trois ans, dont 6 milliards co-financés par l’État et le secteur bancaire et 2 milliards provenant du fonds souverain Hassan II, dédié au milieu rural.
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