Banques participatives : Jouahri dénonce des pratiques dangereuses

A
A
A
A
À fin octobre, les banques et fenêtres participatives avaient accordé 8,3 milliards de DH de financement. L’encours est en hausse de 128 % sur un an. Tous les produits (immobilier, consommation et équipement) affichent des progressions à trois chiffres.
Une croissance à tout prix?
Avec un encours de 7,3 milliards de DH, le financement participatif à l’immobilier est en hausse de 118 % alors que celui de la consommation a été multiplié par trois en l’espace d’une année pour un encours de 631 millions de DH. L’activité en est encore à ces balbutiements, ce qui explique ces rythmes de croissance. Mais, ce n’est pas la seule raison. La production se ferait à des conditions dangereuses pour l’avenir. C’est ce qu’a laissé entendre le wali de Bank Al-Maghrib en conférence de presse après le conseil de la banque centrale mardi dernier. « Certaines banques appliquent des conditions de financement très basses. Ce sont des pratiques qui peuvent affecter leur équilibre et porter préjudice au système », a-t-il indiqué. Pour gagner des parts de marché, certains établissements joueraient avec le feu. La tentation peut être forte surtout sur le financement participatif immobilier. C’est un produit fidélisant parce qu’il permet de nouer une relation sur plusieurs années, 10 ans, 15 ans voire 20 ans.
L’avertissement de Jouahri
La banque centrale a transmis un courrier au GPBM sous forme d’avertissement sur ces pratiques. Il y a un risque pour les banques et les fenêtres participatives, mais aussi pour les clients dans la mesure où les financements qui sont accordés aujourd’hui ne sont pas assortis d’une assurance. Le Takaful, l’assurance islamique, n’est pas encore prêt. Or, l’assurance est un maillon important dans la chaîne comme dans la finance conventionnelle. Plusieurs autres textes sont attendus pour compléter le dispositif et permettre aux banques et fenêtres participatives de développer leur activité. « L’écosystème n’est pas totalement prêt, mais nous savons où nous allons », a estimé le wali de Bank Al-Maghrib. Le processus de validation de certains textes et contrats sera accéléré. Par ailleurs, une réunion est prévue prochainement entre les dirigeants des banques et fenêtres participatives et Bank Al-Maghrib pour faire le point.
La DGI applique dès le 1er juillet 2026 de nouvelles règles fiscales sur les loyers, les retenues à la source et les droits d'enregistrement.
Mouna Aghlal - 1 juillet 2026Le CRT de Casablanca-Settat? en partenariat avec Casablanca Events et Animation, a tenu mercredi 1er juillet la quatrième édition du Forum interactif du tourisme.
Ayoub Jouadi - 1 juillet 2026Royal Air Maroc augmente son offre vers Houston avec 12 vols et plus de 3.000 places à tarif fixe pour permettre aux supporters de suivre les Lions de l’Atlas.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Uber poursuit son développement au Maroc en lançant ses services à Agadir et Tanger, tout en renforçant son offre à Casablanca et Rabat pour répondre à la demande.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Huit séries d’animation marocaines seront prochainement diffusées à l’international grâce à un investissement d’un million d’euros destiné à soutenir la création francophone.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Les prix du gasoil et de l’essence enregistrent une nouvelle baisse, tandis que le débat sur le mode de fixation des tarifs reste d’actualité.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026