Régime forfaitaire : Une planque pour de nombreuses entreprises

A
A
A
A
Partant du principe qu’on ne peut pas soumettre une grande entreprise et une micro entreprise aux mêmes règles en matière de comptabilité ou de fiscalité, il existe des régimes adaptés à certaines structures. Le plus répandu est le régime forfaitaire. Les structures exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale qui réalisent moins de 1 million de chiffre d’affaires sont dispensées de la tenue d’une comptabilité. Elles sont également soumises à un régime de forfait en matière d’impôt. Le bénéfice forfaitaire est déterminé par l’application d’un coefficient sur le chiffre d’affaires fixé pour chaque profession. Il est par exemple de 25 % pour les aubergistes et de 3 % pour les exploitants de salle publique de fête.
Un amendement pour assainir la situation
Parmi les amendements du projet de loi de finances, il est proposé un relèvement du plafond de 1 million à 2 millions de DH. Dans la même logique, le plafond a été relevé à 500 000 pour les prestataires de services, selon l’Économiste. Cela est censé accroître le nombre de bénéficiaires de ce régime de faveur et faciliter l’établissement d’activité de proximité.
Dans la réalité, plusieurs entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1 million de DH continuent quand même de profiter du régime forfaitaire. La mesure proposée par les députés va en quelque sorte servir à régulariser ces infractions. Il faudra revoir l’ensemble du dispositif et l’adapter à la réalité des entreprises et surtout empêcher les passagers clandestins de profiter des failles. Aujourd’hui, il est devenu une planque pour de nombreux entrepreneurs.
Près de 720 000 structures sont inscrites dans le cadre de ce régime. Le bénéfice du régime forfaitaire devait être transitoire, le temps pour la société de s’organiser, de se développer pour passer à un stade supérieur. Il n’en est rien. Par ailleurs, seulement 20 % des inscrits au régime paient l’impôt et généralement un montant dérisoire. La plupart opte pour la cotisation minimale. Un nombre insignifiant (seulement 1 %) paie un forfait sur le chiffre d’affaires ont relevé Médias24 et le Matin durant les débats au cours de la deuxième édition des matinales de la fiscalité organisée par Le Matin.
Huit séries d’animation marocaines seront prochainement diffusées à l’international grâce à un investissement d’un million d’euros destiné à soutenir la création francophone.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Les prix du gasoil et de l’essence enregistrent une nouvelle baisse, tandis que le débat sur le mode de fixation des tarifs reste d’actualité.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Volkswagen, cœur industriel de l'Allemagne, adapte ses ambitions aux exigences de son époque, sa gouvernance reconnaissant que le modèle historique a atteint ses limites.
Rédaction LeBrief - 1 juillet 2026Premier au classement industriel africain de la Banque africaine de développement, le Maroc cherche désormais à convertir cette avance en croissance durable.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.
El Mehdi El Azhary - 1 juillet 2026Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026