Augmentation de l’IS : Benchaaboun dans le viseur des exportateurs

A
A
A
A
Au début de son intervention, le président de l’ASMEX Hassan Sentissi a pointé du doigt l’impact qu’auraient certaines mesures du PLF sur l’économie nationale. « Nous avons relevé que l’export n’a pas eu la place qui lui revenait en le mettant, sur le plan de la fiscalité, sur le même pied d’égalité que la production vers le marché local», déclare Sentissi dansdes propos relayés par nos confrères de Médias24. «Ces dispositions sont de nature à détruire la compétitivité de l’offre exportable de notre pays et par conséquent, handicaperont fortement la compétitivité de l’économie nationale».
Dans un communiqué rendu public fin octobre 2019, l’ASMEX dénonce les mesures du projet de loi de finances 2020. L’association estime que ces dispositifs présentent « des risques majeurs de fragilisation des exportations et des parts de marchés acquises et freinent la dynamique de leur développement ».
Concrètement, l’ASMEX s’oppose à quatre mesures: la suppression de l’exonération quinquennale sur les nouvelles créations d’entreprises exportatrices, l’augmentation du taux de l’IS de 17,5 % à 20 %, l’augmentation à 15 % du taux de l’IS pour les entreprises ayant le statut CFC (casa finance city) et l’augmentation à 15 % du taux de l’IS pour les entreprises installées dans les zones franches d’exportation. L’ASMEX demande aujourd’hui de reporter d’au moins 5 ans, l’application de ces mesures, rappelle le quotidien l’Économiste.
98 % des entreprises paient moins d’un million de dirhams d’IS
Sur les 11 854 entreprises exportatrices, seuls 2% paient un IS supérieur à un million de dirhams, soit seulement 234 entreprises, déclare le ministre de L’Économie et des Finances. «Ce que je vous propose, c’est de prendre chaque année 200 entreprises de ces 11 620 restantes et on lespousse à dépasserla tranche supérieure pour qu’elles commencent à gagner plus. Et pour les 2,5 % d’imposition supplémentaire, on vous les restitue à travers l’accompagnement pour le secteur », promet Benchaâboun.
Le ministre estime que le mot d’ordre est l’investissement des marchés, et pour cela, il promet de faire encore plus de concessions.« Il faut voir ensemble ce qu’on peut faire pour grossir le gâteau et exporter davantage. Parce qu’in fine, quand on gagne 100 et qu’on paie 17,5 ou 20 ça ne change rien pour l’exportateur. Il va payer 2,5 de plus, c’est à la limite une contribution. Mais ces 2,5 % on peut vous les restituer 10 foisou même 20 fois à condition d’investir et de créer des emplois », souligne-t-il. Les membres de l’ASMEX vont-ils donc céder aux promesses de Benchaâboun ?
GIDNA décroche deux marchés de 470,72 MDH pour construire neuf gares du futur RER de Casablanca, un chantier clé du réseau métropolitain.
Mouna Aghlal - 26 août 2026Le Maroc ouvre son Fonds de soutien à l’innovation au gaming, avec des aides allant jusqu’à 3 millions de dirhams pour soutenir les entreprises du secteur.
Mouna Aghlal - 26 août 2026Emmerson réclame 1,215 milliard de dollars au Maroc pour le projet de potasse de Khémisset, avec une audience arbitrale prévue en juillet 2028.
Mouna Aghlal - 25 août 2026La DGI publie son guide 2026 sur le régime fiscal de l’auto-entrepreneur, détaillant conditions, avantages, obligations et procédures du statut au Maroc.
Mouna Aghlal - 24 août 2026Le Maroc réactive jusqu’à fin décembre le soutien aux importations de blé tendre, avec une aide calculée selon les cours internationaux et un prix de référence.
Ilyasse Rhamir - 23 août 202610.000 ou 50.000 pertes d’emplois dans les centres d’appels ? Là où le patronat ne voit que 15%, le gouvernement craint un effondrement des TPME.
Sabrina El Faiz - 22 août 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026