Communales 2021 : ce que veulent les Tangérois

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Le triste souvenir du drame de Tanger survenu après les inondations enregistrées l’hiver dernier est encore vivace. 28 personnes ont trouvé la mort le 8 février dans un atelier de confection qualifié de « clandestin ». Un drame causé par des manquements administratifs et urbanistiques qui remontent aux années 1990. Le lotissement où se situe la villa qui faisait office d’atelier avait été autorisé par la commune d’El Aouama, lorsqu’elle ne relevait pas encore de la ville de Tanger. Cette autorisation n’aurait pas du être délivrée, vu que ce lotissement se trouve près du lit de l’oued Souani, ce qui est totalement interdit. Depuis les années 1990, aucun contrôle n’a eu lieu, aucune mise à jour des services communaux, malgré la mise en place d’un nouveau plan d’aménagement de la ville. Ceci renseigne sur la qualité du travail du Conseil communal.
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Le programme Tanger-Métropole
Le programme Tanger-Métropole a été lancé en 2013 pour permettreà la ville du détroit de se hisser au niveau des grandes métropoles internationales. Programmé sur une période de cinq ans, de 2013 à 2017, ce programme n’a pas encore été achevé malgré les 7,6 milliards de DH d’investissements mobilisés. Il faut tout de même reconnaître que plus de 90% des projets prévus ont été réalisés. Ainsi, le nouveau port de Tanger-Ville est opérationnel ainsi que le nouveau port de pêche. La marina est ouverte depuis plus de trois ans, la nouvelle gare routière, le nouveau marché de gros, les nouveaux abattoirs sont également en service en périphérie de la ville. Tanger avec plus d’unmillion d’habitants est aussi devenue un pôle industriel offrant l’un des bassins d’emploi les plus attractifs du royaume. Amélioration de l’infrastructure routière avec des voies et des trémies construites en un temps record, 400 hectares d’espaces verts recensés en 2020, construction d’immeubles et de centres commerciaux modernes, des réalisations qui concernent l’entrée de la ville, le centre-ville et la corniche tangéroise. Ceci étant, une grande partie des quartiers périphériques n’ont pas bénéficié deces infrastructures, alors que60% de la population vitdans des zones sous-équipées.
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Les dossiers en souffrance
Les Tangérois continuent de souffrir de la gestion déléguée des services d’eau, d’assainissement, d’électricité, d’éclairage public, de transport en commun, de propreté et de gestion des ordures. En ce qui concerne l’eau et l’électricité, les habitants de Tanger se plaignent de la cherté des factures concernant certains quartiers de la ville, en plus d’infractions et de non-respect du contrat par le délégataire. La souffrance des citoyens est aussi visible avec les autobus. Parc vieillissant, retards fréquents, et surtout le problème d’encombrement dans les stations et à l’intérieur des bus. Les habitants protestent constamment contre les mauvais services de la société qui gère le transport urbain de Tanger. Après cinq ans d’expérience chancelante, la flotte d’autobus n’a pas été renouvelée et leur nombre est insuffisant pour couvrir le besoin des citoyens.
Quant au problème de propreté et de ramassage des ordures, les habitants ont accueilli avec enthousiasme la fermeture de la décharge de Mghogha et l’ouverture d’une nouvelle décharge ultra-moderne à 35km de la métropole tangéroise avec un centre de transfert des déchets ménagers unique au Maroc, ainsi que le Centre d’enfouissement et de valorisation.
Mais les citoyens de la cité du détroit ont été pris en otage après la fin des contrats des deux sociétés gérants la propreté et le ramassage des ordures. Alors que la gestion des anciennes entreprises était très critiquée, celle des nouveaux délégataires n’est pas meilleure. La situation est catastrophique dans de nombreux quartiers de Tanger qui croulent sous les ordures, que ce soit dans les ruelles ou les avenues principales, devenues des décharges sauvages altérant le paysage et dégagent des odeurs nauséabondes insupportables.
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Face à l’absence d’initiative de la part du Conseil communal, les habitants de la perle du nord, et surtout ceux des vieux quartiers, se mobilisent en prenant les choses en main et pour envoyer un message aux élus. Peintures murales, façades colorées, ruelles fleuries, le tout grâce à l’esprit citoyen des Tangérois. La Twiza (une structure organisée qui se crée par nécessité et s’estompe une fois le problème résolu) a fait ses preuves à Tanger. Les façades des maisons affichent désormais différentes couleurs et des pots de fleurs ont été posés devant les portes et aux fenêtres. Les prochains élus tangérois auront la lourde tâche de réconcilier les habitants de la cité du détroit avec les institutions qui les représentent au niveau local pour un avenir plus serein dans cette cité qui est désormais le deuxième pôle économique du Maroc.
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