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Israël-Palestine : les violences se poursuivent malgré les appels au cessez-le-feu

Depuis le 10 mai, 219 Palestiniens, dont 63 enfants, et 12 Israéliens, dont deux enfants, ont été tués lors des échanges de tirs entre Israël et le Hamas. Ces offensives se poursuivent ce mercredi, entraînant de graves dégâts matériels, en particulier à Gaza. Encore une fois, le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), qui s’est réuni ce mardi pour la 4e fois depuis le début de ces violences, n’a pas réussi à se mettre d’accord pour émettre une déclaration commune. La France a pour sa part proposé au CSNU, en coordination avec l’Égypte et la Jordanie, l’adoption d’une résolution urgente de cessez-le-feu, alors que les États-Unis se sont contentés d’appeler Israéliens et Palestiniens à la désescalade des tensions.

Par Nora Jaafar, Publié le 19/05/2021 à 14:00, mis à jour le 19/05/2021 à 17:55          Temps de lecture 4 min.
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Israël-Palestine : les violences se poursuivent

Les hostilités et l’effusion de sang s’aggravent à Gaza. Ce mercredi 19 mai, les forces israéliennes ont multiplié leurs frappes aériennes et les militants palestiniens ont consolidé leurs tirs de roquettes transfrontaliers, attisant ainsi un conflit qui a provoqué des dégâts considérables dans la bande de Gaza et a menacé des villes situées au cœur d’Israël. Selon le ministère palestinien de la Santé, 219 personnes, dont 63 enfants, ont été tuées depuis que les combats ont éclaté le 10 mai dernier, et plus de 1.500 autres sont dans un état critique. Côté israélien, les autorités estiment à 12 le nombre de morts dans l’État hébreu, dont deux enfants, et à 282 celui des blessés.

Au cours d’une attaque qui a duré 25 minutes cette nuit, Tel-Aviv a bombardé des tunnels dans le sud de la bande de Gaza qui, selon son armée, servait de réserves d’armes pour le Hamas, le groupe islamiste qui dirige cette région. Ladite zone a également vu près de 450 de ses bâtiments détruits ou gravement endommagés par les raids israéliens, dont six hôpitaux et neuf dispensaires de soins primaires. De plus, plus de 52.000 Palestiniens ont été déplacés, selon l’agence humanitaire des Nations Unies.

Lire aussi : Palestine : exacerbation des offensives israéliennes


Vers un cessez-le-feu ?

Le Hamas a commencé à tirer des roquettes il y a neuf jours en représailles à des atteintes aux droits des Palestiniens à Al-Qods pendant le mois sacré de ramadan. Ces attaques ont fait suite à des affrontements entre la police israélienne et des Palestiniens surl’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, ainsi qu’à un procès intenté par des colons israéliens pour expulser des familles palestiniennes du quartier Sheikh Jarrah. Ces nouvelles hostilités, les plus graves entre le Hamas et Israël depuis des années, ont, contrairement aux conflits précédents à Gaza, provoqué des violences entre Juifs et Arabes dans certaines villes israéliennes mixtes.

Lire aussi : Israël-Palestine : l'escalade de tensions s'envenime

Face à l’exacerbation de la situation au Proche-Orient, l’Égypte a appelé à une médiation pour mettre fin aux combats, et la France a proposé une résolution de cessez-le-feu au Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU). Jusqu’à présent, les États-Unis n’ont pas exigé la fin des affrontements, se contentant de demander instamment que les offensives cessent. Washington a d’ailleurs bloqué à plusieurs reprises les efforts déployés par les membres du CSNU pour rédiger des déclarations communes appelant à la fin des violences entre Israël et le Hamas. Le dernier refus américain est intervenu lors de la quatrième réunion du Conseil de sécurité, qui s’est tenue le mardi 18 mai en fin de journée. Cette rencontre à huis clos a une nouvelle fois été conclue sans l’émission d’une déclaration commune, alors que les frappes aériennes et les tirs de roquettes font rage dans la bande de Gaza.

Cependant, le président américain Joe Biden a précisé ce mercredi que, lors de son échange téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, il lui a signifié s’attendre à une «désescalade aujourd’hui» vers un cessez-le-feu. De plus, certains signes indiquent qu’un cessez-le-feu serait effectivement en vue, l’effort égyptien gagnant du terrain parmi les factions de Gaza, et Netanyahou, ayant informé, selon les médias israéliens, des responsables de son pays que les combats pourraient prendre fin «dans quelques jours». La Jordanie, elle aussi, a exercé des pressions intenses en faveur d’une suspension des violences et s’est jointe à la France pour présenter un projet de résolution visant à préserver l’octroi de l’aide humanitaire d’urgence aux zones sinistrées. Les États-Unis pourraient éventuellement utiliser leur droit de veto pour bloquer cette résolution, mais tout porte à croire que l’administration Biden serait réticente à le faire, souligne The Guardian.

Lire aussi : Conflit israélo-palestinien : la France propose un cessez-le-feu

 

Pour le moment, les violences vont se poursuivre

En effet, Benyamin Netanyahou a réaffirmé ce mercredi dans un message sur Twitter que les attaques d’Israël «se poursuivront aussi longtemps qu’il le faudra pour rétablir le calme pour tous ses citoyens». Il a souligné que les frappes israéliennes ont «fait reculer le Hamas de plusieurs années». De son côté, Amos Yadlin, ancien chef des services de renseignements militaires israéliens, a confié à l’AFP que la situation actuelle est très complexe, citant les troubles civils en Israël, les protestations croissantes des Palestiniens en Cisjordanie occupée et les tirs de roquettes en provenance du Liban.

Du côté du Hamas, un dirigeant du mouvement a salué les efforts des médiateurs qu’il a décrits comme «sérieux et continus», mais il a affirmé que les tirs du groupe islamiste ne prendront fin qu’une fois les revendications des Palestiniens entendues et respectées.

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