Maroc : tout ce qu’il faut savoir sur les transferts de fonds
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Ce mercredi 28 avril, Bank Al-Maghrib (BAM) a diffusé le rapport Greenback Morocco. Lancée en 2019 et établie par la Banque Mondiale (BM), l’Initiative Greenback au Maroc concerne les caractéristiques des transferts de fonds internationaux aux familles marocaines ainsi que des transferts nationaux. Cette étude a été menée sur un panel de 146 personnes à travers quatre régions au Maroc, notamment Casablanca-Settat, Beni Mellal-Khenifra, Sous-Massa et l’Oriental.
Selon ce document, 96% des répondants reçoivent des aides de leurs proches résidant à l’étranger. La moitié de ces bénéficiaires reçoit des mensualités régulières. Le rapport souligne que «la majeure partie des expéditeurs réside en Europe du Sud». Dans le détail, la France est largement en tête avec 42%, suivie de l’Espagne (24%) et de l’Italie (14%), ajoute la même source. Dans 52% des cas, l’expéditeur est le frère ou la sœur du bénéficiaire du transfert de fonds. «Si l’on ajoute les oncles et tantes et les enfants, on atteint les 83%. En revanche, les époux ne représentent que 9% des expéditeurs et les amis que 3%», détaille le rapport.
Outre les aides familiales, les transferts nationaux représentent également des remboursements de prêts faits à des proches et des paiements de commerçants (paiements de marchandises ou de fournisseurs). S’agissant de ces transferts, les participants, motivés par la rapidité et la confidentialité de la transaction, mais aussi par le fait de disposer d’une preuve de l’opération avec le reçu, «préfèrent utiliser les services des établissements de paiement», explique la même source. Et d’ajouter que «le virement bancaire est connu de la majorité des répondants, mais ils ont des doutes sur les frais prélevés du compte pour une telle transaction et craignent donc d’y recourir».
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