Villes sans bidonvilles : plus de 382.000 familles bénéficiaires à fin 2025
Bidonville © DR
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Le programme national Villes sans bidonvilles a permis à 382.176 familles de bénéficier de solutions d’habitat décent à fin décembre 2025. Ce bilan a été présenté lundi à Rabat par le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim, en réponse à une question orale à la Chambre des représentants portant sur l’évaluation de cette initiative structurante de la politique publique du logement.
Selon le responsable gouvernemental, 62 villes et centres urbains à travers le royaume sont désormais totalement débarrassés des bidonvilles, marquant une avancée significative dans la lutte contre l’habitat insalubre.
Adib Benbrahim a souligné que le gouvernement a adopté, durant le mandat actuel, une nouvelle approche en matière de résorption des bidonvilles. Celle-ci repose sur le passage d’une logique de simple relogement à une logique de recasement, visant une meilleure intégration urbaine et sociale des bénéficiaires, tout en tenant compte des spécificités locales.
Cette orientation s’inscrit dans une vision globale visant à prévenir la reconstitution de formes d’habitat précaire, en privilégiant des solutions durables et adaptées aux besoins des ménages concernés.
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Le programme quinquennal 2024-2028 et l’implication du secteur privé
Dans le cadre du programme quinquennal 2024-2028, les données de près de 120.000 ménages ont été actualisées dans l’ensemble des villes marocaines, sans exception. Cette opération de mise à jour constitue, selon le secrétaire d’État, un levier essentiel pour affiner les interventions publiques et renforcer l’efficacité du dispositif.
Il a également mis l’accent sur l’implication accrue du secteur privé et des promoteurs immobiliers dans ce chantier national, notamment pour proposer une offre de logements dont le prix ne dépasse pas 300.000 DH, afin de garantir l’accessibilité financière aux familles à revenus modestes.
Adib Benbrahim a précisé que la contribution financière des bénéficiaires demeure maîtrisée et ne dépasse guère, dans certains cas, les 100.000 DH. Cette mesure vise à alléger la charge financière pesant sur les ménages concernés et à faciliter leur accès à un logement décent.
Le programme quinquennal devrait être achevé à l’horizon fin 2027 ou début 2028. Des mécanismes de suivi et de contrôle sont prévus afin d’éviter toute réapparition de bidonvilles à l’avenir et de consolider les acquis du programme.
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Hausse des prix immobiliers : les facteurs explicatifs
Abordant la question de la hausse des prix de l’immobilier et des loyers, le secrétaire d’État a expliqué que cette évolution s’explique principalement par un déséquilibre entre une demande en forte croissance et une offre limitée, en particulier dans les grandes villes. Ces dernières concentrent les opportunités d’emploi et les services, tout en faisant face à une rareté du foncier et à des prix élevés des terrains.
À cela s’ajoute l’acquisition de biens immobiliers par des investisseurs à des fins de location commerciale ou de revente, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les loyers. Le développement de la location temporaire via des plateformes spécialisées contribue également à orienter une partie de l’offre vers ce segment, au détriment de la location résidentielle classique.
Dans ce contexte, Adib Benbrahim a annoncé qu’une étude est actuellement en cours pour définir une formule de location résidentielle à un prix inférieur d’environ 20% aux niveaux actuels du marché. Ce dispositif innovant pourrait permettre de comptabiliser une partie des loyers versés comme acomptes en vue de l’acquisition du logement à l’issue du contrat.
Les résultats préliminaires de cette étude sont attendus pour le mois de mars prochain, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives pour améliorer l’accès au logement et renforcer la stabilité résidentielle des ménages.
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