Viandes rouges : des mesures pour contrer la flambée des prix

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La Tunisie ouvre son marché à la viande serbeViande bovine © DR

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La situation du marché de la viande rouge est devenue préoccupante. Ces dernières semaines, le prix de la viande rouge est monté en flèche atteignant les 100 DH le kilogramme en moyenne. Cette hausse résulte principalement de la sécheresse vécue par le pays qui a donné lieu à la hausse des prix des aliments du bétail. Afin de garantir une stabilité des prix de la viande rouge au Royaume, le gouvernement a pris plusieurs mesures. Il a notamment décidé d’abandonner la taxe d’importation de bovins. Détails.

Ces deux dernières semaines, les prix de la viande rouge sont montés en flèche au Maroc. Dans les abattoirs, le prix de la viande ovine varie entre 90 et 100 DH le kilogramme (kg) et celui de la viande bovine entre 85 et 90 DH/kg. En gros, le prix de la viande rouge a finalement atteint les 100 DH/kg.

Pour les professionnels, les raisons majeures de cette flambée sont multiples. On cite notamment la sécheresse qu’a connue le Royaume, la hausse des prix des aliments de bétail en raison de l’envolée des prix à l’échelle mondiale, en plus de l’augmentation des coûts de production des viandes rouges. Cela a engendré une baisse de l’offre en animaux destinés à l’abattage.

Contacté par LeBrief, M’Hammed Karimine, président de la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR), nous explique cette hausse sans précédent des prix. Selon lui, «tous les éléments qui interviennent dans les coûts de production des viandes rouges à hauteur de 80% ont doublé voire triplé. Par exemple, par rapport à 2020, l’orge qui était à 3 DH est passé à 6 DH, le maïs pareil».

«Aujourd’hui, on est dans une situation où les producteurs ne gagnent pratiquement rien, mais ils résistent et attendent une bonne année», a-t-il soutenu.

Lire aussi : Akhannouch : plusieurs mesures ont été prises pour préserver le pouvoir d’achat des Marocains

La condition de poids supprimée

Pour faciliter l’approvisionnement du marché national en viandes rouges, plusieurs moyens réglementaires ont été fournis aux importateurs. C’est ce qu’a assuré le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas, ce jeudi 26 janvier.

Lors de son point de presse hebdomadaire après la réunion du Conseil de gouvernement, le ministre a fait savoir que la condition de poids a été supprimée définitivement. Cette mesure permettra aux importateurs de fournir des animaux destinés à l’abattage de divers poids. L’objectif est d’approvisionner rapidement le marché national.

Lire aussi : Cherté de vie : le citoyen se révolte

Les droits d’importation des bovins suspendus

Aussi, le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret n°2.23.47 modifiant le décret n°2.22.818 du 22 rabia I 1444 (19 octobre 2022) portant suspension des droits d’importation des bovins.

Le porte-parole du gouvernement a indiqué que ce décret vise à garantir un approvisionnement normal du marché local en viande bovine. Il a également pour but de surmonter l’obstacle consistant à fixer le poids des vaches à 550 kg. Et de mettre l’accent sur les difficultés que trouvent les fournisseurs, en particulier au sein de certains marchés et pays qui sont loin de l’Union européenne (UE).

«Cette disposition prise par le gouvernement va permettre à nos opérateurs d’importer du bétail notamment du Brésil», a affirmé notre intervenant.

De plus, Baïtas a soutenu que le gouvernement cherche à mettre en place d’autres mécanismes qui seront annoncés dans les prochains jours, en vue d’encourager l’importation de ces produits.

Par ailleurs, ledit décret a aussi pour objectif de permettre aux importateurs d’accéder aux marchés fournissant des grands poids qui seront destinés directement à l’abattage pour couvrir les besoins du marché national.

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