Transport routier : les camionneurs marocains confrontés à un blocage à Rosso
Des camions chargés de marchandises 2023 © AP
A
A
A
A
Plus de 80 camions marocains de transport de marchandises sont actuellement immobilisés au poste-frontière de Rosso, entre la Mauritanie et le Sénégal, après avoir été contraints d’abandonner l’itinéraire passant par le Mali en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. L’information a été rapportée par le Syndicat général des professionnels du transport international et national, qui alerte sur les lourdes conséquences économiques de cette situation.
Selon Chergui El Hachmi, président du Syndicat général des professionnels du transport international et national, les transporteurs marocains ont été contraints d’emprunter le corridor sénégalais après la fermeture de fait de la route traversant le Mali, devenue impraticable en raison de l’insécurité.
Toutefois, ce détour s’est rapidement transformé en véritable goulot d’étranglement. Les procédures douanières au poste-frontière de Rosso ralentissent fortement le passage des poids lourds marocains, entraînant des files d’attente qui s’allongent de jour en jour.
Des passages limités à quelques heures par jour
Le responsable syndical affirme que les autorités frontalières accordent la priorité aux chauffeurs sénégalais et mauritaniens de la matinée jusqu’à 16 heures. Les conducteurs marocains ne disposeraient ainsi que d’une fenêtre de deux à deux heures et demie par jour pour franchir la frontière.
Dans ces conditions, seuls huit à dix camions marocains parviennent quotidiennement à traverser le poste de Rosso, un rythme jugé largement insuffisant au regard du nombre de véhicules en attente.
Lire aussi : Transport de marchandises : un bras de fer s’annonce avec le gouvernement
Au-delà des retards, les chauffeurs font face à des conditions particulièrement éprouvantes. Les températures atteignent entre 48 et 50 °C, tandis que les conducteurs manquent de services essentiels tels que des points de restauration, des douches ou des espaces de repos. Le syndicat estime que cette situation met en péril la santé des chauffeurs et complique davantage l’attente prolongée à la frontière.
Des pertes importantes pour les marchandises périssables
Les retards ont également un impact direct sur les entreprises de transport et leurs clients. Plusieurs camions transportent des marchandises destinées au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso, notamment des produits périssables comme les légumes, le poisson et d’autres denrées alimentaires.
L’immobilisation prolongée des véhicules entraîne des pertes financières importantes liées à la détérioration des cargaisons, aux coûts supplémentaires d’exploitation et aux délais de livraison.
Face à cette situation, le Syndicat général des professionnels du transport international et national appelle les transporteurs marocains à suspendre temporairement l’envoi de nouveaux camions vers cette destination jusqu’à une amélioration des conditions de passage.
Le syndicat demande également aux autorités mauritaniennes d’intervenir rapidement afin de fluidifier le trafic au poste-frontière de Rosso et de mettre fin à la congestion actuelle.
Enfin, il avertit que si aucune solution durable n’est trouvée, les chauffeurs marocains pourraient engager des actions de protestation, allant jusqu’à une suspension totale du transport routier de marchandises vers les marchés africains, avec des répercussions potentielles sur les échanges commerciaux entre le Maroc et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
La liaison directe entre Israël et Marrakech reprend après près de trois ans d’interruption, avec deux vols hebdomadaires opérés par Arkia.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Les exportations turques vers le Maroc ont progressé de 11,7% à fin juillet, malgré un recul marqué des ventes en juillet, à 277,5 millions de dollars.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Le Maroc confirme sa dynamique aérienne en août avec 2,21 millions de sièges programmés, tandis que Royal Air Maroc et Casablanca renforcent leurs positions.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Les achats marocains de sucre brut brésilien ont bondi de 138,3% en juillet à 91,6 millions de dollars, faisant du Maroc le deuxième marché du Brésil.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Les réserves des barrages marocains dépassent 11 milliards de m³, avec un taux de remplissage de 68,60%, en forte progression sur un an.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026L’IPC a diminué de 0,6% sur un an en juillet, porté par le recul des prix alimentaires et des carburants, selon les dernières données du HCP.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
Personne n’est indispensable. C’est le producteur qui cherche des gains et non le consommateur.