SIAM 2023 : mise en oeuvre officielle de la “Generation Green”
SIAM 2023 © DR
A
A
A
A
En marge du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), les grandes lignes de l’action concrète de l’État de la stratégie “Generation Green” ont été présentées. Ces dernières ont été révélées aux principaux acteurs du secteur agricole national présents dans la salle. Et ce sont le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, Mohamed Sadiki, ainsi que Lahbib Boutaleb, président de la Fédération des chambres d’Agriculture du Maroc (FECAM), qui ont mené cette exposition.
Un terrain totalement acquis à la “cause”, mais qu’il fallait tout de même baliser pour une appréhension plus sereine de l’avenir du secteur. Aussi, il était nécessaire de souligner la collaboration qui se doit, dorénavant, d’être claire, efficace et en adéquation avec les nouvelles prérogatives de chacun dans une conjoncture dite de “poly-crise”.
Ainsi, rien de tel qu’une présentation du bilan du précédent programme, le Plan Maroc Vert (2007-2020), en ouverture, avant d’aller vers le concret. Au menu de cette rencontre, un “nouveau” cadre contractuel, une “nouvelle génération de contrat-programmes”, et une “nouvelle” méthodologie.
Lire aussi : SIAM : le Roi offre un dîner en l’honneur des invités et participants
D’abord, le lait et la viande !
Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre effective de la stratégie “Generation Green”, 20 contrats-programmes ont été signés pour la période 2023-2030. Ces accords visent à poursuivre le développement des différentes filières de production agricole, pour un total de 110 milliards de DH (MMDH), dont une participation de l’État à hauteur de 42 MMDH. Les professionnels contribueront avec 47% du montant global, pour un pourcentage d’incitations allant jusqu’à 37%. Cela concerne les filières végétales, à savoir : semencière ; céréalière ; légumineuse ; sucrière ; oléagineuse ; rizicole ; oléicole ; arboricole ; du palmier dattier ; de l’Argan ; des roses à parfum ; du Safran ; des fruits rouges, maraîchères ; laitière ; des viandes rouges (bovine, ovine, caprine) ; avicole et apicole ; ainsi que la subvention du stockage de blé importé (qui n’est pas un contrat-programme).
Par conséquent, 26 MMDH seront alloués aux filières lait et viande rouges, soit 22% du budget total. Cela comporte l’augmentation de production de lait et de viande rouge de 40%, avec l’aménagement de 113 abattoirs, et un cheptel à atteindre de 216.000 vaches laitières. La filière maraîchère percevra 8 MMDH, avec une augmentation de la surface cultivée de plus de 58.000 hectares, et de la production d’environ 54%.
« la généralisation de la sécurité sociale par l’intégration des agriculteurs au régime de la CNSS un élément primordial à l’avenir »Lire aussi : SIAM : des retrouvailles en temps d’insécurité alimentaire
Incitation à la valorisation
Concernant la nouvelle méthodologie, Aziz Akhannouch, indique qu’elle passe, d’abord, par le renforcement de la structure et de la gouvernance des organismes professionnels. Elle permettra d’établir des mécanismes de suivi et d’évaluation des réalisations menant à une amélioration de l’environnement professionnel et des conditions de production. L’élément humain y occupe une place centrale, poursuit-il. « la généralisation de la sécurité sociale par l’intégration des agriculteurs au régime de la CNSS devenant un élément primordial à l’avenir ». Il s’agit également d’encourager l’investissement privé dans les différents maillons de la filière. Les incitations accordées à travers le Fonds de développement agricole s’élevant à près de 81% des apports totaux du ministère de tutelle.
Aussi, elle concerne l’amélioration de la qualité des produits par l’innovation, la recherche et le développement. Mais surtout grâce à l’investissement dans l’efficacité hydrique pour préserver les ressources naturelles. Il convient ici de rappeler que plus de 27% des incitations sont destinées à financer des technologies économes en eau d’irrigation. Par ailleurs, rien ne change côté exportations, toutefois, le marché intérieur devra être approvisionné, avec des prix à la portée du citoyen.
Lire aussi : SIAM 2023 : de retour pour la 15ᵉ édition !
Ambitions légitimes
Autant d’éléments qui aident, nous dit le chef du gouvernement, à poursuivre le maintien du leadership acquis par l’expérience agricole nationale. Cela intervient aussi dans le processus menant à la souveraineté alimentaire. Ce qui ne peut être réalisé que par l’implication de l’ensemble des acteurs du secteur agricole, qui eux seuls peuvent garantir un approvisionnement continu et suffisant, et ainsi une sécurité alimentaire durable malgré les circonstances.
Par Ghassan Sabwat pour LeBrief.ma
A l'horizon du Mondial 2030. Le réseau routier a gagné 820 km depuis 2021 et plusieurs axes stratégiques sont en cours de construction, selon Nizar Baraka.
El Mehdi El Azhary - 15 juin 2026Le Maroc crée un fonds pour aider les petits commerçants à adopter les paiements électroniques et réduire l’usage du cash.
Mouna Aghlal - 15 juin 2026Industrie marocaine en recul de 1,4% au T1 2026, pénalisée par plusieurs secteurs, malgré la croissance de l’automobile et des technologies.
Mouna Aghlal - 15 juin 2026Le Maroc lance Rally IA Future Lab pour accélérer l’IA, former des talents et développer des solutions numériques innovantes au service du pays.
Ilyasse Rhamir - 15 juin 2026Tanger Med confirme sa domination en Afrique selon l’indice 2025 de performance portuaire, dépassant Port-Saïd dans un classement mondial de 400 ports maritime.
Ilyasse Rhamir - 15 juin 2026Avant le match du Mondial 2026, Maroc-Brésil révèle un duel économique aux équilibres inattendus. Découvrez les chiffres clefs et les enjeux.
Rédaction LeBrief - 13 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026