Prix des fruits, légumes et viandes : qu’en est-il ?
Des acheteurs devant un étal de légumes © FADEL SENNA / AFP
A
A
A
A
Le marché des fruits, légumes, et viandes connaît une fluctuation des prix cette semaine. À travers une analyse des prix de gros des produits affichés sur le marché de Casablanca, Casablanca Prestations observe des variations dans les coûts des denrées de base. Il s’agit de produits tels que les légumes, fruits, et viandes, qui touchent les producteurs et les consommateurs finaux.
Une hausse pour les légumes
Sur le marché des légumes, plusieurs hausses importantes sont à noter. Les tomates, l’un des produits les plus consommés au Maroc, atteignent un prix de 4,50 dirhams le kilo. Ce prix est relativement stable par rapport à la semaine dernière. La carotte, quant à elle, s’affiche à 3,30 dirhams, un chiffre qui reste modéré, mais qui pourrait augmenter en fonction des variations saisonnières et des coûts de transport.
La courgette, légume essentiel pour nos petits plats, culmine à 10 dirhams le kilo, marquant une hausse assez importante par rapport à d’autres légumes, surtout lorsqu’on sait que la semaine dernière, ce légume oscillait entre 2 et 4 dirhams le kilo ! Ce chiffre reflète les coûts élevés de production, notamment en raison de la hausse des prix des engrais et de l’eau, qui affecte directement les cultivateurs.
Du côté des concombres, les prix oscillent autour de 5 dirhams le kilo, avec des variations de quelques centimes en fonction de la qualité et de l’offre disponible. Ce segment de produits reste relativement accessible pour le consommateur marocain moyen.

Prix fruits, légumes et viandes du 02 octobre à Casablanca. DR : Casablanca Prestations.
Les prix des fruits dépendent de la variété
Pour les fruits, les écarts sont tout aussi marqués. L’avocat, un fruit de plus en plus prisé dans les foyers marocains, affiche un prix élevé de 20 dirhams le kilo ! Ce prix est en partie dû à la demande croissante sur les marchés nationaux et internationaux.
Les bananes, très populaires aussi, sont proposées à des prix divers. Les bananes importées sont vendues à 12 dirhams le kilo, tandis que les bananes locales sont plus abordables, à un prix moyen de 7 dirhams le kilo. Cette différence s’explique par les coûts logistiques liés aux importations, toutefois, les prix demeurent inchangés par rapport à la semaine passée.
Lire aussi : Flambée des prix du poulet et de la viande rouge : la colère des consommateurs monte
Un autre produit à noter est la pomme, la locale est vendue à maximum 10 dirhams le kilo, quant à l’importée, elle oscille entre 12 et 21 dirhams, selon la variété. Ces chiffres en font un des fruits les plus chers. Enfin, la grenade, fruit typiquement automnal au Maroc, se trouve à 4,50 dirhams le kilo, marquant une stabilité par rapport aux autres fruits.
Toujours autant de larmes sur la viande
Décidément, le secteur de la viande est toujours soumis aux pressions inflationnistes. Le marché de gros de Casablanca indique des prix de gros variables pour les viandes bovine et ovine, bien qu’il soit clair que les prix de la viande sont toujours élevés, rendant ce produit moins accessible pour de nombreux ménages marocains.
Le prix de la viande bovine oscille entre 92 et 95 dirhams le kilo, tandis que la viande ovine se situe entre 110 et 115 dirhams le kilo. Cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs, dont l’augmentation des coûts de production, la hausse de l’alimentation animale, et les conditions économiques globales qui ont un impact sur le secteur agricole et l’élevage.
Ces augmentations touchent en particulier les populations à faible revenu, pour qui l’achat de viande devient un luxe. De nombreux ménages se tournent ainsi vers des sources de protéines alternatives, telles que les légumineuses, ou réduisent leur consommation de viande pour faire face à cette hausse des prix.
Viandes et volaille : pourquoi nous saignent-elles à blanc ?
Économie - Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri ont été élus à la tête de la CGEM pour le mandat 2026-2029 lors de l’AGE tenue à Casablanca.
El Mehdi El Azhary - 14 mai 2026Economie - L’IA transforme profondément la finance, du trading algorithmique à l’analyse de données massives, en passant par l’évaluation des risques, l’automatisation des décisions et l’émergence de nouveaux défis éthiques, réglementaires et de cybersécurité.
Mouna Aghlal - 14 mai 2026Économie - Offre de bétail estimée entre 8 et 9 millions de têtes pour Aïd Al-Adha 1447H, dépassant largement la demande.
Ilyasse Rhamir - 14 mai 2026Économie - Au cœur de la filière argane, les femmes rurales jouent un rôle central. À travers les coopératives, elles transforment un savoir-faire ancestral en levier d’autonomisation, tout en soutenant le développement économique des territoires.
Ilyasse Rhamir - 14 mai 2026Economie - RBS abrite la 3e édition de de l'ICSBP, les 14 et 15 mai 2026, sous le sigle de maintenir une énomie et entreprenariat durable.
Mouna Aghlal - 14 mai 2026Economie - À Rabat Business School, Marina Dabić a alerté sur les défis éthiques et humains liés à l’essor rapide de l’IA générative.
Mouna Aghlal - 14 mai 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026