Partenariat stratégique entre l’ONDE et l’IBCR pour les droits de l’enfant en Afrique
L’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE) et le Bureau
international des droits de l’enfant (IBCR) à Skhirat © LeBrief
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L’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE) et le Bureau international des droits de l’enfant (IBCR) ont officialisé un partenariat stratégique consacré à la promotion et à la protection des droits de l’enfant. Cette alliance, présentée lors du colloque intitulé « L’approche par compétences au service des droits de l’enfant », marque une nouvelle étape dans la coopération entre les deux institutions, unies par un objectif commun : faire des droits de l’enfant une réalité concrète en Afrique.
Créé par feu le roi Hassan II, l’ONDE œuvre depuis près de trois décennies à la mise en œuvre des engagements du Maroc en matière de protection et de développement de l’enfant. Sous la présidence de la princesse Lalla Meryem, l’organisme joue un rôle central dans la coordination des efforts publics et associatifs pour garantir aux enfants un environnement propice à leur épanouissement.
De son côté, l’IBCR, organisation internationale basée à Montréal, agit depuis 1994 pour la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant. L’institution milite pour un changement structurel dans la place accordée aux enfants au sein des politiques publiques, en favorisant la formation, l’innovation et la participation active des jeunes.
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Former, coopérer et innover
À travers cette alliance, l’ONDE et l’IBCR s’engagent à développer des programmes conjoints axés sur le renforcement des compétences des acteurs impliqués dans la protection de l’enfance : juges, éducateurs, travailleurs sociaux, forces de l’ordre et responsables institutionnels. L’objectif est clair : doter ces professionnels d’outils et de pratiques innovantes pour mieux garantir les droits fondamentaux des enfants, notamment dans les pays africains.
Le partenariat repose sur la conviction que la formation est la clé d’une mise en œuvre effective des droits de l’enfant. Les deux institutions entendent également renforcer la coopération Sud–Sud, en favorisant le partage d’expériences entre les pays africains confrontés à des défis similaires en matière de justice juvénile, d’éducation et de protection.
L’ONDE a souligné que cette collaboration s’inscrit dans les orientations du Maroc en faveur du développement humain et de la coopération africaine. L’IBCR, de son côté, insiste sur la complémentarité des approches et la nécessité d’un apprentissage réciproque entre les acteurs du Nord et du Sud.
Un colloque pour concrétiser les engagements
En marge de la signature du partenariat, un colloque international s’est tenu à Skhirat, réunissant des experts, magistrats et représentants d’organisations internationales. Les discussions ont porté sur le rôle de la formation et de l’approche par compétences dans la concrétisation des droits de l’enfant.
Les interventions ont notamment mis en avant les témoignages de Hermine Kembo Takam Gatsing, magistrate et membre du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, et de Luis Ernesto Pedernera Reyna, vice-président du Comité des droits de l’enfant des Nations unies. Les débats ont souligné l’importance d’unir les efforts pour renforcer les systèmes de protection de l’enfance à l’échelle du continent.
Le colloque a également été l’occasion de présenter la prochaine publication de l’IBCR, intitulée « Le renforcement des compétences au service des droits de l’enfant : approches novatrices de formation en Afrique francophone ». Ce document mettra en lumière les expériences et modèles de formation développés dans plusieurs pays africains.
Une coopération porteuse d’avenir
À travers ce partenariat, l’ONDE et l’IBCR affirment leur volonté commune de faire émerger de nouvelles pratiques adaptées aux réalités locales. Leur ambition : construire une génération d’acteurs mieux formés, capables de traduire les engagements internationaux en actions concrètes au service de l’enfance.
Cette alliance illustre plus largement le positionnement du Maroc comme acteur africain de la coopération en matière de droits humains, et confirme la place de l’ONDE comme plateforme de dialogue et d’innovation pour une Afrique plus juste et plus inclusive envers ses enfants.
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