LF 2025 : baisses d’impôts et nouvelles mesures

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Fiscalité : les nouvelles dispositions de la DGI entrent en vigueur à partir du 1er juillet 2026Image d'illustration © DR

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Dans le cadre de la réforme fiscale en cours, la loi de finances 2025 introduit plusieurs mesures visant à alléger la pression fiscale des ménages. Parmi les principales modifications, le barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR) a été réaménagé. Le seuil d’exonération a été relevé de 30.000 à 40.000 dirhams, tandis que les taux d’imposition de certaines tranches ont été réduits, notamment avec un taux marginal passant de 38% à 37%.

Par ailleurs, les charges familiales bénéficieront d’une réduction d’impôt plus avantageuse, passant de 360 à 500 dirhams par personne à charge, avec un plafond relevé à 3.000 dirhams pour six personnes. Une autre mesure importante concerne les pensions de retraite et les rentes viagères versées dans le cadre des régimes de retraite de base, qui seront exonérées de l’IR à partir de 2026. Une réduction de 50% de cet impôt est prévue en 2025, avant la suppression totale l’année suivante.

En outre, les bons de repas fournis par les employeurs aux salariés verront leur plafond d’exonération passer de 30 à 40 dirhams par jour. L’impôt sur les revenus fonciers a également été revu avec la possibilité d’opter pour une taxation libératoire à 20%, ce qui simplifiera la déclaration fiscale pour de nombreux contribuables.

Lire aussi : IR : baisse et exonérations pour 80% des contribuables

Mesures spécifiques aux entreprises

Les sociétés bénéficieront également d’ajustements fiscaux visant à améliorer leur compétitivité. L’un des changements notables concerne l’impôt sur les sociétés (IS) avec l’augmentation du plafond de déduction pour l’amortissement des véhicules de transport de personnes, qui passe de 300.000 à 400.000 dirhams. Cette mesure vise à accompagner l’augmentation des coûts d’acquisition de ces véhicules.

D’autre part, le régime incitatif aux opérations de restructuration des groupes de sociétés a été modifié. Le seuil de participation minimale pour bénéficier des avantages fiscaux a été abaissé de 80% à 66%, ce qui élargit l’accès à ces dispositions. Une souplesse supplémentaire est introduite avec la possibilité d’évaluer les immobilisations transférées soit à leur valeur réelle, soit à leur valeur nette comptable.

Enfin, en matière de TVA, certaines exonérations ont été instaurées, notamment sur les viandes fraîches et congelées assaisonnées, tandis que les levures sèches seront désormais soumises à un taux de 20%. Les entreprises du secteur de l’éducation privée et de la formation professionnelle bénéficieront également d’une révision du régime de TVA applicable aux biens d’équipement.

Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans la continuité des réformes fiscales engagées par le gouvernement pour alléger la charge fiscale des citoyens et des entreprises, tout en renforçant la compétitivité économique du pays.

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