Les barrages affichent un taux de remplissage historique de 75,55%
Photographie d'un barrage au Maroc © DR
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Au 15 avril 2026, le Maroc enregistre un taux de remplissage global de ses barrages de 75,55%, contre seulement 39,44% à la même date l’année précédente. Un bond spectaculaire de plus de 36 points en douze mois, qui traduit l’effet conjugué d’une pluviométrie exceptionnelle et d’une gestion hydraulique rigoureuse. Le volume total stocké atteint désormais 13 milliards de m³, sur une capacité nationale de 17,2 milliards de m³, des chiffres qui redonnent au Royaume une marge de sécurité hydrique inédite depuis plusieurs années de sécheresse consécutives.
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El Massira, la résurrection d’un géant
Le symbole le plus frappant de ce retournement de situation est sans conteste le barrage El Massira, deuxième plus grand ouvrage hydraulique du Royaume. Il franchit le cap symbolique du milliard de mètres cubes, alors qu’il frôlait l’assèchement total il y a à peine un an. Une résurrection spectaculaire pour ce barrage stratégique qui alimente en eau potable et agricole une grande partie du Maroc utile, et dont le quasi-tarissement avait suscité une vive inquiétude.
Un tableau de bord au vert sur l’ensemble du territoire
La carte des barrages révèle une amélioration généralisée à l’échelle nationale. Les bassins du Loukkos affichent un taux consolidé de 92,57%, ceux du Sebou de 87,33%, et de nombreux barrages individuels culminent à 100% de remplissage. Même les régions traditionnellement sous pression hydrique, comme Souss-Massa (56,38%) ou Drâa-Oued Noun (40,82%), amorcent un redressement notable.
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