La Tuta Absoluta cause des dégâts importants sur les tomates
Tomates. © DR
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La Tuta Absoluta ravage les cultures de tomates au Maroc, affectant gravement les producteurs. Selon Oussama Machi, producteur de légumes primeurs basé à Agadir, cité par Fresh Plaza, aucun producteur n’est épargné, malgré des efforts soutenus de prévention. Présente depuis 2008, cette infestation connaît des périodes de gravité accrue, avec des pertes de 20% de la production, voire 35% lorsqu’elle s’ajoute au virus ToBRFV. Les dégâts peuvent atteindre 100% des plants avant la récolte.
La résistance de la Tuta Absoluta aux pesticides autorisés, comme le chlorantraniliprole et l’abamectine, est un facteur clé de cette propagation. De plus, la réglementation européenne limite de plus en plus les ingrédients actifs disponibles, compliquant davantage la lutte contre ce ravageur. La chaleur et l’humidité de l’été ont accéléré sa propagation.
Une punaise comme solution ?
Un autre obstacle majeur est la réticence des producteurs à utiliser la lutte biologique avec Nesidiocoris tenuis (une punaise prédatrice), par crainte que cet insecte ne propage la fièvre catarrhale ovine, bien qu’il n’y ait pas de preuve scientifique ferme à ce sujet. Les producteurs hésitent donc à adopter une lutte intégrée, pourtant essentielle pour contrôler la Tuta Absoluta.
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L’infestation se produit en fin de saison, minimisant l’impact sur les exportations et le marché local. En effet, l’insecte est moins agressif en plein champ, où sont produites les tomates rondes destinées au marché local. Les serres, principalement à Agadir, sont plus touchées, surtout pour les variétés de tomates cerises et allongées.
L’impact sur les décisions de plantation pour la prochaine saison reste incertain. Bien que la saison actuelle ait commencé tardivement à cause du ToBRFV et des vagues de chaleur, Machi pense que la prochaine campagne débutera à temps, les tomates précoces demeurant rentables malgré les risques. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si la lutte intégrée pourrait relancer la propagation du ToBRFV et retarder le lancement de la prochaine saison.
Le tourisme marocain pourrait atteindre 26 millions de touristes dès 2028, deux ans avant l’objectif 2030. Les autorités envisageraient d'augmenter cet objectif à 30 millions.
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